Deux employés de Tokyo Electric Power (Tepco), l'exploitant du site, et onze sous-traitants, munis de combinaisons protectrices, de masques et de bouteilles d'oxygène, ont travaillé pendant une heure et demie dans le réacteur, en se relayant par petits groupes. « Les choses progressent régulièrement, pas à pas. Notre objectif final est d'amener (les réacteurs) à un arrêt à froid. Première étape vers cet objectif, nous sommes parvenus à entrer dans le bâtiment et c'est un point important », a dit un responsable de Tepco. Un arrêt à froid signifie que la température de l'eau servant à refroidir les barres de combustible dans les réacteurs est inférieure à 100° Celsius et que le réacteur est jugé stable. « Alors qu'ils entraient à l'intérieur du réacteur pour la première fois depuis l'explosion d'hydrogène, nous connaissions déjà la situation à l'intérieur ainsi que le niveau de radioactivité grâce à des robots et ils n'ont donc pas effectué ce que l'on pourrait qualifier de mission-suicide », a ajouté Junichi Matsumoto.
Les 13 ouvriers entraient et sortaient via une tente spécialement installée devant le réacteur pour servir de sas et prévenir toute fuite radioactive. Leur mission consistait à connecter huit tubes à des ventilateurs conçus pour filtrer 95 % des éléments radioactifs présents dans l'air, a expliqué Tepco.
(Source : Reuters)

