"Nous demandons à la communauté internationale de respecter la réconciliation et l'unité palestiniennes", a dit dans un discours M. Haniyeh qui doit, selon les termes de l'accord, céder bientôt sa place à un gouvernement d'indépendants et de technocrate en vue d'élections d'ici un an.
M. Haniyeh a exhorté la communauté internationale à "ne pas répéter la grossière erreur" du passé lorsqu'elle avait rompu ses contacts avec le Hamas après sa victoires aux élections législatives palestiniennes de janvier 2006.
Le mouvement islamiste, qui a pris le pouvoir par la force à Gaza en juin 2007 en évinçant ses rivaux du Fatah, est considéré comme une organisation terroriste par les pays occidentaux et Israël.
Sur le plan interne, il a réclamé "la libération de tous les prisonniers politiques" en Cisjordanie, territoire dirigé par l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, qui est aussi le chef du Fatah.
"Nous ne voulons pas de collaboration avec l'occupation (israélienne), nous voulons que la résistance (palestinienne) soit protégée", a-t-il souligné, une critique adressée aux forces de sécurité de l'Autorité palestinienne, qui coopèrent avec l'armée israélienne en Cisjordanie.
"Il y a beaucoup de mines sur le chemin de la réconciliation, spécialement de la part de l'occupant israélien, mais nous sommes prêts à payer le prix requis pour qu'elle réussisse", a-t-il assuré.
Le Hamas et ses alliés à Gaza observent une trêve de facto avec Israël afin d'éviter une réédition de l'opération militaire israélienne "Plomb durci" contre le territoire palestinien en décembre 2008-janvier 2009, au cours de laquelle plus de 1.440 Palestiniens avaient été tués.


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