"L'obstacle dans cette affaire est l'attitude du gouvernement israélien. Nous avons présenté des demandes sur l'échange de détenus palestiniens et dès que celles-ci seront satisfaites il y aura des progrès dans ce dossier. Pour le moment, la balle est dans le camp de Netanyahu", a dit à l'AFP le chef du mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.
Gilad Shalit, 24 ans, qui a également la nationalité française, a été enlevé en Israël le 25 juin 2006 par un commando de trois groupes armés palestiniens de Gaza, dont l'un relevant du Hamas. Il est depuis détenu au secret et la Croix Rouge n'a jamais été autorisée à lui rendre visite.
Sa libération a paru proche à l'automne 2009, après des négociations indirectes menées via l'Egypte et un médiateur allemand sur l'échange du soldat contre un millier de détenus palestiniens.
Les négociations ont achoppé en particulier sur l'identité des détenus concernés et le lieu où ils seraient relâchés, Israël étant réticent à libérer des figures de la deuxième Intifada des années 2000.
Dans une lettre adressée mercredi au Premier ministre israélien, les parents du soldat israélien ont affirmé qu'après l'accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah, l'Autorité palestinienne était désormais responsable du sort de Gilad Shalit.
"Le gouvernement israélien doit se réunir pour décider des mesures qu'il convient d'entreprendre contre l'Autorité palestinienne au sujet de Gilad Shalit. Israël doit faire savoir à celle-ci qu'après la signature de l'accord de réconciliation, il la considère comme tenue d'appliquer la Convention de Genève" sur les prisonniers de guerre, a insisté la famille.
Dans cette lettre, les parents du soldat, Aviva et Noam Shalit, ont aussi pressé le gouvernement israélien de différer jusqu'à nouvel ordre le versement à l'Autorité palestinienne de sa part de taxes prélevées par Israël sur des produits destinés aux Territoires palestiniens.
Le Hamas de Khaled Mechaal, qui contrôle la bande de Gaza, et le Fatah de Mahmoud Abbas, au pouvoir en Cisjordanie, ont conclu cette semaine un accord de réconciliation sous les auspices de l'Egypte, après quatre ans d'antagonisme.


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