Si "le chef politique du Hamas, Khaled Mechaal, a fait le voyage de Damas au Caire, pour signer un accord de paix avec le chef du Fateh", Mahmoud Abbas, c'est que les islamistes "sentent le changement arriver en Syrie", affirme le ministre dans un entretien au Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Mahmoud Abbas est à Berlin depuis mercredi soir, a rencontré son homologue allemand Guido Westerwelle, avant d'être reçu ce jeudi par la chancelière Angela Merkel. M. Westerwelle a également rencontré mercredi M. Zebari.
Le régime syrien est aux prises avec une vague de contestation sans précédent depuis mi-mars, et va avoir du mal à se maintenir, pronostique également M. Zebari.
"Je ne suis pas un analyste politique, je suis ministre des Affaires étrangères de l'Irak (...) mais cela va être difficile de maintenir en place le régime" syrien, a dit M. Zebari.
Selon lui, le président syrien Bachar el-Assad n'a pas agi assez vite et assez fermement pour proposer des réformes qui auraient pu calmer les manifestants.
"Si Assad (...) avait annoncé des réformes crédibles et vigoureuses, les choses se seraient peut-être passées autrement. Mais non, il a délégué les réformes à des comités et à des sous-comités", a ajouté le ministre.
M. Zebari estime toutefois que le président syrien n'a probablement pas les mains totalement libres. "Il y a certainement des divisions au sein du régime, il faut le prendre en compte. Il y en a certainement pour dire que la seule façon de régler ce problème passe par les forces de sécurité", précise-t-il.
"Mais du sang a coulé et il sera difficile de simplement tourner la page maintenant", poursuit le ministre, pour qui "le monde arabe a changé, la région a changé, et son système politique aussi".


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine