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Économie - Dette

L’UE et le FMI attendent un engagement de l’opposition portugaise

Le gouvernement démissionnaire portugais et la mission UE-FMI se mettent d'accord sur une aide de 78 milliards d'euros.

José Socrates a annoncé que l'accord conclu avec la mission UE-FMI était un bon accord.

Après la conclusion mardi d'un accord entre le gouvernement démissionnaire portugais et la mission UE-FMI sur une aide de 78 milliards d'euros, l'opposition de droite doit à son tour s'engager sur le programme à mettre en œuvre à l'issue des élections anticipées du 5 juin.
Mardi soir, le Premier ministre socialiste, José Socrates, a annoncé être parvenu à un « bon accord » pour le Portugal, avec un programme sur trois ans qui permettra une réduction du déficit « plus graduelle » que prévu, à 3 % du PIB fin 2013, après un déséquilibre de 9,1 % l'an dernier.
Mais, dans l'attente d'une « consultation finale des partis politiques », le détail des mesures d'austérité et des réformes structurelles négociées avec les représentants de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) n'a toujours pas été dévoilé.
La délégation de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du FMI a rencontré hier matin des responsables du principal parti d'opposition, le Parti social-démocrate (PSD, centre-droit), pour leur présenter le programme économique négocié avec le gouvernement socialiste.
Le PSD devait donner son avis sur le plan d'aide hier en fin de journée ou aujourd'hui matin, a-t-il fait savoir. Un refus du plan de sauvetage semble pourtant écarté, le président du parti Pedro Passos Coelho ayant réaffirmé récemment que son parti ne fera « pas obstacle à l'aide extérieure ».
La « troïka » UE-BCE-FMI a été reçue hier après-midi par le parti minoritaire de droite CDS.
Opposés à l'intervention internationale, les partis de la gauche antilibérale ont refusé de participer aux négociations.
Troisième pays de la zone euro à faire appel à une aide extérieure, après la Grèce et l'Irlande l'an dernier, le Portugal a cédé à la pression des marchés début avril, deux semaines après la démission de M. Socrates, désavoué par le rejet au Parlement d'un nouveau programme de rigueur.
Face à la convocation d'élections anticipées, l'UE et le FMI se sont dit prêts à soutenir le pays à condition qu'il s'engage à mettre en œuvre un « programme d'ajustement » indépendamment du résultat du scrutin.
Avant de conclure leur mission, les représentants de l'UE et du FMI doivent tenir une conférence de presse pour présenter les détails du programme, qui pourrait être entériné par les ministres européens des Finances à la mi-mai.
Ce plan d'aide comprendra des mesures d'austérité supplémentaires permettant une économie de 8,8 milliards d'euros en 2012 et 2013, notamment grâce à de nouvelles hausses d'impôts et à la réduction des prestations sociales, affirmait mercredi l'agence LUSA.
L'accord table sur une récession de l'économie portugaise de 2 % en 2011 et en 2012, puis sur un retour de la croissance en 2013, a précisé LUSA.
D'après le Diario Economico, le Portugal paiera pour ce prêt un taux d'intérêt aggravé de 2 points de pourcentage par rapport au taux auquel se finance le Fonds européen de stabilité financière (FESF), soit « 4,68 % s'il était calculé à ce jour ».
Toujours selon la presse, 12 milliards d'euros (15,4 % de l'enveloppe totale) serviront à renflouer les banques, qui devront élever leur ratio de solidité financière « Core Tier 1 », calculé sur la base des fonds propres dits « durs », à 9 % d'ici à la fin de l'année, puis à 10 % en 2012.
Un programme de privatisations comprenant notamment la compagnie aérienne TAP, le reste du capital public de réseau électrique portugais (REN) et du groupe électricien EDP devrait par ailleurs rapporter quelque 5,3 milliards d'euros.
L'État portugais, qui doit rembourser 5 milliards de dette le 15 juin, est parvenu mercredi à lever 1,177 milliard d'euros en bons du Trésor à trois mois, mais à un taux en nette hausse.
(Source : AFP)
Après la conclusion mardi d'un accord entre le gouvernement démissionnaire portugais et la mission UE-FMI sur une aide de 78 milliards d'euros, l'opposition de droite doit à son tour s'engager sur le programme à mettre en œuvre à l'issue des élections anticipées du 5 juin.Mardi soir, le Premier ministre socialiste, José Socrates, a annoncé être parvenu à un « bon accord » pour le Portugal, avec un programme sur trois ans qui permettra une réduction du déficit « plus graduelle » que prévu, à 3 % du PIB fin 2013, après un déséquilibre de 9,1 % l'an dernier.Mais, dans l'attente d'une « consultation finale des partis politiques », le détail des mesures d'austérité et des réformes structurelles négociées avec les représentants de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) n'a...
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