"Notre idée serait d'utiliser le rendez-vous de fin juin de la conférence des donateurs pour en faire une vraie conférence politique et réamorcer le dialogue", a déclaré le ministre devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
Le président Nicolas Sarkozy tentera de convaincre jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qu'il reçoit à l'Elysée.
"Quelle va être notre capacité à le faire évoluer ? Vous connaissez l'homme, son caractère, sa détermination...", a admis Alain Juppé.
"Du côté américain, il y a peu d'initiatives aujourd'hui. Notre idée, c'est de tenter l'initiative de la dernière chance, de façon à ce que, au mois de septembre, lorsque la question de la reconnaissance (de l'Etat palestinien) se posera, nous nous soyons dits, on a tout essayé", a ajouté le ministre.
Dans un entretien mercredi à l'hebdomadaire L'Express, Nicolas Sarkozy laisse entendre que la France pourrait reconnaître l'Etat palestinien à l'automne si le processus de paix n'est pas relancé d'ici là.
"Si le processus de paix reprend durant l'été, la France dira qu'il faut laisser les protagonistes discuter sans bousculer le calendrier. Si, à l'inverse, le processus de paix est toujours au point mort en septembre, la France prendra ses responsabilités sur la question centrale de la reconnaissance de l'Etat palestinien", explique M. Sarkozy.
Prenant acte de l'échec des pourparlers de paix directs en septembre 2010, les négociateurs palestiniens ont adopté une stratégie visant à obtenir en septembre une reconnaissance à l'ONU d'un Etat palestinien sur les frontières de juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine