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Moyen Orient et Monde - Yémen

Le CCG rejette les accusations de Saleh contre le Qatar

Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont rejeté dimanche les récentes déclarations du président yéménite hostiles au Qatar, pays qu'il avait accusé de complot. Dans un communiqué publié au terme d'une réunion à Riyad, les ministres ont « déploré vivement les déclarations yéménites contenant des insultes pour l'État du Qatar », qui participe à l'initiative du Golfe pour un règlement de la crise politique du Yémen. Ils expriment leur « rejet total et leur condamnation de ces déclarations », et soulignent que leur initiative, prévoyant un départ avec des garanties du président Ali Abdallah Saleh, était l'œuvre « d'une volonté commune des États du CCG ».
« C'est l'État du Qatar qui finance actuellement le chaos au Yémen ainsi qu'en Égypte et en Syrie et partout dans le monde arabe », avait déclaré M. Saleh, la semaine dernière, à la télévision Russia Today, ajoutant qu'il se réservait le droit de ne pas signer le plan de sortie de crise du CCG « si des représentants du Qatar étaient présents » à la cérémonie.
M. Saleh a signifié samedi son refus de signer le document au secrétaire général du CCG, Abdellatif al-Zayani, qui va retourner à Sanaa, à une date non déterminée, pour reprendre sa médiation à la demande des chefs de la diplomatie du CCG. Les ministres des Affaires étrangères des six monarchies du CCG ont exprimé « l'espoir d'enrayer tous les obstacles qui empêchent encore un accord final » sur une transition du pouvoir au Yémen. Après le refus de M. Saleh de signer le document, l'opposition yéménite a elle aussi refusé de se rendre à Riyad, où la signature formelle de l'accord devait se dérouler dimanche. Dans un communiqué, l'opposition a « vivement déploré le refus du président Saleh », y voyant « une manœuvre (...) pour gagner du temps et entraîner le Yémen dans une grande sédition ». Elle a invité les pays du CCG à « poursuivre leurs efforts » et à « exercer des pressions » sur le régime pour mettre fin à la répression sanglante de la protestation. « Les frères au CCG ont deux choix : faire pression sur la partie intransigeante pour l'amener à signer le plan, ou prendre des mesures de rétorsion contre cette partie », a déclaré un responsable de l'opposition, Soltane al-Atouani.
Les manifestations réclamant le départ du président Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, durent depuis fin janvier et ont fait quelque 150 morts. Les jeunes contestataires qui dirigent la révolte ont appelé à intensifier le mouvement. D'importantes manifestations se sont déroulées dimanche à Sanaa, Taëz, Moukalla et Saada. En outre, trois policiers ont été tués et un quatrième a été grièvement blessé par des tirs d'hommes armés à Hadramout. Hier, un protestataire a été tué à Aden, lorsque l'armée a tiré contre des manifestants réclamant la comparution en justice des meurtriers présumés d'un prisonnier, selon des témoins. Une source médicale a confirmé la mort d'une personne.
(Source : AFP)
Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont rejeté dimanche les récentes déclarations du président yéménite hostiles au Qatar, pays qu'il avait accusé de complot. Dans un communiqué publié au terme d'une réunion à Riyad, les ministres ont « déploré vivement les déclarations yéménites contenant des insultes pour l'État du Qatar », qui participe à l'initiative du Golfe pour un règlement de la crise politique du Yémen. Ils expriment leur « rejet total et leur condamnation de ces déclarations », et soulignent que leur initiative, prévoyant un départ avec des garanties du président Ali Abdallah Saleh, était l'œuvre « d'une volonté commune des États du CCG ».« C'est l'État du Qatar qui finance actuellement le chaos au Yémen ainsi qu'en Égypte et en Syrie et...
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