Ce chiffre traduit une hausse de l'activité manufacturière pour le 21e mois d'affilée, mais à un rythme un peu plus lent qu'en mars.
Le recul de l'ISM manufacturier a été un peu moins fort que ne le pensaient les analystes, dont la prévision médiane donnait l'indice à 59,7 %.
Celui-ci avait touché en février son niveau le plus haut en près de sept ans.
« La tendance récente de croissance rapide dans le secteur manufacturier a continué en avril au vu de l'indice des directeurs d'achats, qui s'est affiché au-dessus de 60 % pour le quatrième mois d'affilée », écrit l'ISM.
Les usines sont le moteur de la reprise économique en cours aux États-Unis depuis bientôt deux ans.
Pour Joel Naroff, de Naroff Economics Advisors, « l'activité industrielle est restée plutôt forte en avril », et c'est le signe que, « malgré la forte poussée des prix du pétrole, l'économie (américaine) n'est pas en train de s'écrouler ».
Selon les chiffres officiels du PIB américain publiés jeudi, l'économie des États-Unis a nettement ralenti au premier trimestre, la croissance n'ayant été que de 1,8 % au lieu de 3,1 % pendant les trois mois précédents.
Estimant que le ralentissement a été provoqué essentiellement par des facteurs passagers, les autorités américaines, et les économistes d'une manière générale, estiment que cet accès de faiblesse ne devrait pas durer.
L'enquête de l'ISM est une « nouvelle information très encourageante en provenance du secteur manufacturier laissant penser que celui-ci va continuer de contribuer au maintien d'une croissance du PIB à un rythme moyen », a noté David Resler, économiste de la maison de courtage japonaise Nomura.
Son confrère Ian Shepherdson, du cabinet HFE, estime néanmoins que l'ISM manufacturier ne devrait pas pouvoir se maintenir longtemps encore au-dessus de 60 %.
Selon un autre indicateur publié lundi par le département du Commerce, les dépenses de construction ont rebondi en mars après leur point bas de février, de 1,4 % par rapport au mois précédent.
L'activité du BTP reste cependant encore très faible, comme en témoigne le fait que les dépenses de construction étaient inférieures en mars de 6,7 % à leur niveau du mois de mars 2010.
La construction paie encore ses excès des années de la bulle spéculative dans l'immobilier et ne parvient pas à sortir de la récession.
AFP

