La Banque centrale européenne pourrait intervenir comme médiateur entre l'État grec et ses créanciers pour obtenir un allongement du remboursement de la dette.
"Tout le montant qui serait retranché de la dette devrait être remplacé par de nouveaux emprunts", pour sauver ces institutions, insiste-t-il, fidèle à la ligne de son gouvernement qui exclut toute restructuration d'une dette grimpant à 150% du PIB.
Selon le libéral Kathimerini, banques et caisses de retraites grecques détiennent environ un tiers du total de la dette obligataire grecque.
Dans un entretien à ce quotidien, le dirigeant de l'américain Pimco, Mohamed El-Erian, juge lui qu'une restructuration s'impose, "si la Grèce veut éviter des années de récession (...) et de s'enfoncer dans le piège de la dette".
"Auparavant, un allongement du délai de remboursement aurait pu avoir des résultats. Maintenant, il est hélas moins probable que cela marche (...) à ce stade, un certain type de coupe apparaît inévitable", a-t-il précisé.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait "intervenir comme médiateur entre l'État grec et ses créanciers pour obtenir un allongement du remboursement de la dette", propose pour sa part Lars Feld, un des conseillers économiques indépendants de la chancelière allemande Angela Merkel, au pro-gouvernemental To Vima.
Il cite aussi l'option du rachat d'obligations grecques par le Fonds européen de soutien financier, équivalant selon lui à une "coupe d'environ 25%" de la dette.
La BCE, qui exclut jusque-là toute restructuration, doit "changer de position, et au lieu de semer la panique, rassurer les marchés avec un modèle intelligent de restructuration", insiste-t-il.
Il juge qu'Athènes et Berlin préparent déjà le terrain à une telle opération, malgré leurs démentis officiels.

