La situation était calme à 15H00 (14H00 GMT), même si des témoins ont fait état de quelques tirs.
Une centaine de rebelles armés montent la garde, car les opposants au colonel s'attendent à une nouvelle offensive.
"Les combattants révolutionnaires sont venus ici de Nafous. Ils ont commencé à se battre avec les troupes de Kadhafi. Ils ont tué plein de monde et d'autres troupes se sont enfuies vers la Tunisie. Maintenant la situation est stable", a déclaré à l'AFP Khaled El Azzabi, porte-parole du commandement militaire de Nalout, la première grande ville libyenne à environ une cinquantaine de km en face de Dehiba.
Vendredi, une journaliste a pu voir trois corps de soldats loyalistes du côté libyen de la frontière où se sont déroulés le gros des affrontements.
Mais selon une source militaire étrangère, les combats ont eu lieu des deux côtés de la frontière, entraînant une protestation officielle de la Tunisie jeudi soir suite à la "violation" par les forces de Tripoli de son "intégrité territoriale".
Selon des témoins, des loyalistes ont fui vendredi matin côté tunisien avant de rentrer en Libye par le désert.
Le poste-frontière, situé à 200 km au sud de celui de Ras Jdir, le plus important entre la Libye et la Tunisie, est l'enjeu de combats depuis plus d'une semaine. Il avait été conquis une première fois le 21 avril, brièvement repris jeudi par les forces libyennes, avant d'être à nouveau reconquis par les insurgés.
Depuis une semaine les combats entre insurgés et forces pro-Kadhafi ont redoublé d'intensité dans l'ouest du pays.
La rébellion contrôle Nalout, dernière grande ville avant le poste-frontière de Dehiba et une route menant de la frontière jusqu'à Zenten, près de 200 km plus à l'est, malgré les efforts des forces loyalistes pour couper les communications entre ces villes acquises à la rébellion.
Mercredi, des milliers d'insurgés qui défendent cette ville avaient réussi à repousser de plusieurs kilomètres les forces du colonel Kadhafi après une journée entière de combats et de bombardements sur la ville.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine