"Les pratiques des services de sécurité à l'encontre des citoyens sans armes à Banias (nord-ouest) et des villages voisins, notamment à Baïda, sont contraires à toutes les valeurs humaines et aux slogans du parti" Baas, affirment les signataires du texte, originaires de la région de Banias.
Ils évoquent "les perquisitions dans les maisons, les tirs à balles réelles sans discrimination sur les gens, les maisons, les mosquées et les églises".
Ils dénoncent notamment "les agressions" perpétrées contre les habitants de Baïda et le comportement des services de sécurité et des Shabbiha (partisans du régime) "qui incite au confessionnalisme et suscite des sentiments d'hostilité entre les habitants du pays".
"Tout cela est contraire aux slogans du parti favorables à l'unité nationale et hostiles aux divisions et au confessionalisme", affirment-ils
Le communiqué dénonce aussi la manière dont "les médias (syriens) parlent des manifestants tués, blessés ou torturés en les traitant de +gangs criminels armés+".
"Les services de sécurité ont démoli les valeurs sur lesquelles nous avons grandi. Nous dénonçons et condamnons tout ce qui s'est passé et annonçons sans regret notre retrait du parti", ajoute le texte.
La Syrie est en proie depuis le 15 mars à un mouvement de contestation sans précédent contre le régime du président Bachar al-Assad.
Le 12 avril, les forces de l'ordre avaient ouvert le feu à Baïda un village proche de la ville de Banias, dans le nord-ouest de la Syrie, encerclée pendant plusieurs jours par l'armée. Les forces de sécurité avaient mené des perquisitions dans les maisons et arrêté des "centaines" de personnes, selon des militants des droits de l'Homme.
Le 10 avril, à Banias, les forces de sécurité avaient ouvert le feu sur des habitants, en particulier devant des mosquées, faisant au moins quatre morts et 17 blessés.


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