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Moyen Orient et Monde - Crise

Le torchon brûle entre Téhéran et les monarchies du Golfe

Bahreïn expulse un diplomate iranien pour espionnage au Koweït.
Bahreïn a décidé d'expulser un diplomate iranien, l'accusant d'être impliqué dans une affaire d'espionnage au Koweït, une mesure témoignant de la dégradation des relations des monarchies du Golfe avec Téhéran, qui a menacé de riposter. Les relations entre Manama et Téhéran sont au plus bas depuis que l'Iran a critiqué la répression à la mi-mars par le pouvoir bahreïni d'un mouvement de contestation dirigé par des chiites, majoritaires dans le pays, et le déploiement de troupes des autres monarchies du Golfe dans le royaume.
« Le deuxième secrétaire de l'ambassade d'Iran, Hujatullah Rahmani, a été déclaré persona non grata pour ses liens avec la cellule d'espionnage au Koweït, et il a 72 heures pour quitter Bahreïn », a rapporté hier l'agence officielle BNA. Selon elle, « le chargé d'affaires iranien a été convoqué lundi au ministère bahreïni des Affaires étrangères où cette décision lui a été signifiée ». « Le but de cette action prise par le ministère bahreïni des Affaires étrangères est de détourner (l'attention) et d'ignorer la réalité », a réagi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, selon des propos rapportés par le site Internet de la télévision d'État. « Ce type d'accusation sans fondement est contraire aux relations de bon voisinage, mais en ligne avec la volonté de division des étrangers », a-t-il ajouté, indiquant que l'Iran se réservait le droit de décider d'une action similaire.
Téhéran avait demandé le 20 mars à un diplomate bahreïni de quitter l'Iran en représailles à l'expulsion d'un diplomate iranien de Manama. Le Koweït avait déjà annoncé le 31 mars l'expulsion de plusieurs diplomates iraniens accusés d'avoir conspiré contre la sécurité de cet émirat du Golfe. Cette décision avait été annoncée peu après la condamnation à mort au Koweït de trois personnes, dont deux Iraniens, pour espionnage au profit de l'Iran. Selon le ministre des Affaires étrangères du Koweït, cheikh Mohammad Sabah al-Salem al-Sabah, le réseau planifiait une attaque contre des installations vitales de l'émirat.
Cette affaire a contribué à envenimer les rapports entre Téhéran et ses voisins du Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Qatar et Oman), déjà tendus après l'envoi des forces saoudiennes et émiraties pour aider les autorités bahreïnies à réprimer la révolte de la population majoritairement chiite de l'émirat, comme celle de l'Iran. Bahreïn a réaffirmé lundi son « rejet de toute ingérence dans les affaires internes du royaume et des autres membres du CCG ». Il a également invité « la République islamique à cesser ses agissements irresponsables, qui constituent une grave violation des normes et principes régissant les relations internationales, et une menace pour la sécurité et la stabilité régionales ».
La semaine dernière, le CCG avait dénoncé de nouveau les « ingérences et provocations flagrantes » de l'Iran dans les affaires intérieures des pays de la région et demandé à la communauté internationale et au Conseil de sécurité de l'ONU d'intervenir pour y mettre fin. Le ministre des Affaires étrangères du Koweït, cheikh Mohammad Sabah al-Salem al-Sabah, avait néanmoins écarté une rupture des relations des pays du CCG avec Téhéran, tout en l'accusant d'avoir agi pour renverser le régime de Bahreïn et d'avoir fomenté des attaques au Koweït.
(Source : AFP)
Bahreïn a décidé d'expulser un diplomate iranien, l'accusant d'être impliqué dans une affaire d'espionnage au Koweït, une mesure témoignant de la dégradation des relations des monarchies du Golfe avec Téhéran, qui a menacé de riposter. Les relations entre Manama et Téhéran sont au plus bas depuis que l'Iran a critiqué la répression à la mi-mars par le pouvoir bahreïni d'un mouvement de contestation dirigé par des chiites, majoritaires dans le pays, et le déploiement de troupes des autres monarchies du Golfe dans le royaume.« Le deuxième secrétaire de l'ambassade d'Iran, Hujatullah Rahmani, a été déclaré persona non grata pour ses liens avec la cellule d'espionnage au Koweït, et il a 72 heures pour quitter Bahreïn », a rapporté hier l'agence officielle BNA. Selon elle, « le chargé d'affaires iranien a...
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