MM. Salim Wardy et Giuseppe Morabito lors de la cérémonie d’inauguration de la tombe de Tyr au musée national de Beyrouth.
Le projet, initié en février 2010, a été réalisé sous la supervision de l'expert italien Giorgio Capriotti. L'équipe comprenait Caterina Michelini Tocci, de l'Italie, et Isabelle Skaf, Badr Jabbour-Gédéon et Ghada Salem du Liban. Les techniques de pointe utilisées à cet effet ont répondu aux critères de l'Unesco et de l'Iccrom (Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels). La mise en valeur de la tombe, chef-d'œuvre de l'art funéraire de l'époque romaine découvert au Liban et datant du IIe siècle, a été développée par l'architecte italien Antonio Giammarusti et suivie par son assistante Léa Captan.
« Quand ce projet a été lancé, personne ne s'attendait à ces résultats fascinants, a déclaré l'ambassadeur Morabito. Nous sommes tous témoins de cet exemple impressionnant de l'art ancien. Les couleurs et les sujets représentés dans les fresques ont regagné leur beauté originale sans aucun défaut d'authenticité. L'art et l'histoire sont là pour que nous les admirions et nous les respections. Le plan architectural et les explications nous permettent de mieux comprendre ce à quoi nos ancêtres ont cru et ce qu'ils ont décidé de nous transmettre. Pour ce faire, un important message doit nous être livré, comme aux générations futures. En effet, la culture et l'art sont un trésor pour l'humanité tout entière. Un trésor qu'il est de notre devoir de protéger et de conserver. »
De son côté, M. Wardy a exprimé sa gratitude à l'ambassadeur d'Italie pour la contribution à la restauration et à la conservation de ce chef-d'œuvre d'art funéraire qu'est la tombe de Tyr. Il a de même rendu hommage au professionnalisme des experts impliqués dans ce projet. Il a conclu en espérant que cette collaboration ouvrira la voie à d'autres projets pour la conservation et la mise en valeur du patrimoine au musée national.

