Des fidèles portent la croix dans le Saint-Sépulcre, dans la Vieille ville de Jérusalem. Ronen Zvulu/Reuters
Le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, représentant de l'Église catholique de rite latin en Terre sainte, a marqué les 14 stations du chemin de croix jusqu'à la basilique du Saint-Sépulcre, qui abrite le tombeau du Christ au cœur de la Vieille ville.
Dans leur message de Pâques, les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem ont évoqué cette semaine les bouleversements politiques dans la région et la situation difficile des chrétiens d'Orient, en particulier en Irak et en Égypte. « Nous prions pour que les réformes mènent à une société civile moderne où la liberté d'expression, de religion et les droits de l'homme, y compris les droits de ceux que l'on considère minorités numériques, soient respectés », affirment les responsables religieux dans cette lettre. « Nous appelons tous les hommes de foi et de bonne volonté à poursuivre la paix, tout en reconnaissant que cette paix ne peut être achetée au prix du silence et de la soumission à la corruption et à l'injustice », soulignent-ils.
Le message des évêques exhorte aussi les chrétiens à « prier pour la réconciliation entre les peuples de Terre sainte, où la détérioration de la situation rend la paix et la justice encore plus éloignées que jamais ».
Comme chaque année, la police israélienne avait installé des postes de contrôle et des barrières métalliques qui ont entravé l'accès au Saint-Sépulcre de certains pèlerins, déçus et mécontents.
La Via Dolorosa est située dans le secteur oriental de Jérusalem, à majorité arabe et annexé par Israël en juin 1967. La police a été placée en état d'alerte cette semaine de crainte d'attentats palestiniens pendant les festivités de la Pâque juive (Pessah), qui ont commencé lundi et prendront fin mardi soir.
(Source : AFP)

