Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

L'armée pakistanaise promet à nouveau de "vaincre le terrorisme"

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a promis une nouvelle fois jeudi que ses soldats vaincraient "le terrorisme", après que son homologue américain eut accusé le renseignement pakistanais d'entretenir des liens avec un groupe de talibans afghans.
"Les opérations en cours de l'armée pakistanaise sont la preuve de notre détermination à vaincre le terrorisme", a déclaré dans un communiqué le général Ashfaq Kayani tout en "rejetant la propagande néfaste qui consiste à dire que le Pakistan n'en fait pas assez" dans ce combat.
Les zones tribales du nord-ouest, frontalières avec l'Afghanistan, sont le bastion des talibans pakistanais, le principal sanctuaire d'Al-Qaïda dans le monde et la base-arrière des talibans afghans.
Islamabad, allié-clé de Washington dans sa "guerre contre le terrorisme", promet invariablement de combattre ces insurgés islamistes chaque fois que les Etats-Unis émettent des doutes sur sa détermination.
Or mercredi, le plus haut gradé américain, l'amiral Mike Mullen, a accusé les services secrets pakistanais, l'ISI, d'entretenir des liens avec le réseau Haqqani de talibans afghans, dont la principale base-arrière est située dans les zones tribales pakistanaises.
"L'ISI a des relations de longue haleine avec le réseau Haqqani. Cela ne veut pas dire tout le monde au sein de l'ISI, mais cela existe", avait déclaré l'amiral Mullen à Islamabad.
En promettant de "vaincre le terrorisme", le général Kayani n'a pas spécifiquement fait mention du réseau Haqqani.
Ce groupe, allié à Al-Qaïda, lance les attaques parmi les plus meurtrières contre les troupes américaine et internationales en Afghanistan. Il est dirigé par Sirajuddin Haqqani, un des anciens leaders des moudjahidines luttant contre l'occupation soviétique de l'Afghanistan dans les années 1980, tous financés et armés par la CIA américaine par l'intermédiaire de l'ISI pakistanaise. Cette dernière a conservé, selon Washington, d'importants liens avec les Haqqanis dans la perspective d'un éventuel retour des talibans au pouvoir en Afghanistan.
Le Pakistan est aujourd'hui, l'un des pays qui paye le plus lourd tribut à la "guerre contre le terrorisme" depuis que les combattants et cadres d'Al-Qaïda ont réussi à fuir au Pakistan après l'invasion de l'Afghanistan par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis fin 2001.
Près de 3.000 soldats pakistanais sont morts dans le nord-ouest et près de 9.000 ont été blessés dans des combats contre les insurgés, talibans pakistanais et afghans et combattants étrangers d'Al-Qaïda. Et, ces trois dernières années, plus de 4.200 personnes ont été tuées dans tout le pays dans près de 450 attentats perpétrés essentiellement par des kamikazes des talibans pakistanais alliés à Al-Qaïda.
Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a promis une nouvelle fois jeudi que ses soldats vaincraient "le terrorisme", après que son homologue américain eut accusé le renseignement pakistanais d'entretenir des liens avec un groupe de talibans afghans."Les opérations en cours de l'armée pakistanaise sont la preuve de notre détermination à vaincre le terrorisme", a déclaré dans un communiqué le général Ashfaq Kayani tout en "rejetant la propagande néfaste qui consiste à dire que le Pakistan n'en fait pas assez" dans ce combat.Les zones tribales du nord-ouest, frontalières avec l'Afghanistan, sont le bastion des talibans pakistanais, le principal sanctuaire d'Al-Qaïda dans le monde et la base-arrière des talibans afghans.Islamabad, allié-clé de Washington dans sa "guerre contre le terrorisme", promet...