Citant les tractations en cours pour une sortie de crise, M. Zayd a fait état d'une proposition prévoyant "la démission du président Saleh et la promulgation d'une loi d'amnistie", lui offrant des garanties qu'il ne sera pas inquiété après son départ du pouvoir.
"Cette offre n'attend que l'accord du président", a ajouté M. Zayd, membre d'une délégation de l'opposition qui a eu dimanche à Ryad des consultations avec les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG), engagés dans une médiation dans la crise yéménite.
S'il accepte cette offre, le président Saleh devra céder ses prérogatives à son vice-président pour une période de 30 jours, au terme de laquelle il présente formellement sa démission de la magistrature suprême, a-t-il ajouté.
Le vice-président assurera ensuite la présidence par intérim pendant deux mois, une période qui devra être couronnée par des élections pour le choix d'un nouveau président, a encore dit M. Zayd en citant une contribution américaine à ce plan.
Au pouvoir depuis 32 ans, M. Saleh a répété mercredi qu'il allait continuer à "résister" et qu'il ne cèderait le pouvoir que dans le cadre de la Constitution. "Que ceux qui veulent parvenir au pouvoir s'en remettent au verdict des urnes", a-t-il dit alors que son mandat court jusqu'en 2013.
M. Zayd est secrétaire général du parti islamiste Al-Haq, membre du Forum commun, une coalition de l'opposition parlementaire qui groupe notamment l'influent parti islamiste Al-Islah et le Parti socialiste yéménite (PSY).
Le Yémen est le théâtre de manifestations animées par un mouvement de contestation qui réclame le départ immédiat du président Saleh. Les violences ont fait plus de 130 morts depuis le début de la contestation fin janvier.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine