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Irak: Sadr juge "anti-démocratique" l'interdiction des manifestations de rue

Le chef radical chiite Moqtada al-Sadr a condamné mercredi l'interdiction de manifester dans les rues de Bagdad, prise la semaine dernière par les autorités irakiennes qui ont désigné trois stades pour accueillir les défilés politiques ou revendicatifs.
"Le gouvernement parle de démocratie mais ce qu'il fait est antidémocratique", a-t-il affirmé dans une déclaration écrite à ses partisans, dont l'AFP a obtenu une copie.
Dans le sillage de la contestation qui secoue le Moyen-Orient, des manifestants défilent chaque semaine depuis deux mois pour stigmatiser la corruption, le chômage et le piètre état des services publics. Huit ans après l'invasion américaine, la majorité des Irakiens n'ont toujours que trois heures d'électricité par jour et beaucoup n'ont pas d'eau potable.
"Je pense que cette décision montre que le gouvernement a peur des manifestations. C'est acte ridicule et sans aucun sens", ajouté Moqtada Sadr, qui vit en Iran où il poursuit ses études religieuses.
Il a repoché au gouvernement de "placer les intérêts des commerçants avant l'intérêt public".
Lors d'une conférence de presse retransmise mercredi dernier à la télévision officielle, le porte-parole du commandement militaire de Bagdad avait justifié cette décision par le fait que "beaucoup de commerçants et de vendeurs de rue s'étaient plaints que les manifestations dérangeaient leur travail".
La dernière manifestation a eu lieu le 9 avril, rue de Palestine, à l'appel du mouvement Sadr. La veille, une autre manifestation s'était tenue place Tahrir pour obtenir la libération de prisonniers.
Le chef radical chiite Moqtada al-Sadr a condamné mercredi l'interdiction de manifester dans les rues de Bagdad, prise la semaine dernière par les autorités irakiennes qui ont désigné trois stades pour accueillir les défilés politiques ou revendicatifs."Le gouvernement parle de démocratie mais ce qu'il fait est antidémocratique", a-t-il affirmé dans une déclaration écrite à ses partisans, dont l'AFP a obtenu une copie.Dans le sillage de la contestation qui secoue le Moyen-Orient, des manifestants défilent chaque semaine depuis deux mois pour stigmatiser la corruption, le chômage et le piètre état des services publics. Huit ans après l'invasion américaine, la majorité des Irakiens n'ont toujours que trois heures d'électricité par jour et beaucoup n'ont pas d'eau potable."Je pense que cette décision montre...