M. Joumblatt a d'emblée souligné que « les principes fondamentaux de la réforme en Syrie ont été établis consécutivement aux deux discours prononcés par le président Assad devant le Parlement et le gouvernement syriens ». « L'important, a-t-il cependant ajouté, reste la mise en application méthodique, étudiée, consécutive et rapide sans être hâtive de ces réformes, abstraction faite de certaines voix qui dénoncent le retard accusé à ce niveau. »
Soulignant l'importance des mesures annoncées par le numéro un syrien, qu'il a situées dans le cadre des « changements majeurs au niveau de la vie politique syrienne », M. Joumblatt s'est arrêté sur « la promesse d'une nouvelle loi sur les partis et sur l'autorisation de la concurrence politique et démocratique » pour indiquer qu'elles vont « avoir un impact extrêmement important sur la situation interne » du pays voisin. Il s'est aussi félicité de l'engagement de M. Assad à ouvrir un dialogue avec toutes les parties, avant d'affirmer : « À cause de mon attachement à la Syrie et à son peuple, ainsi qu'à sa stabilité et à sa sécurité et sans même songer à intervenir dans les affaires intérieures syriennes, je trouve cependant qu'il est nécessaire d'opérer une restructuration interne des services de sécurité. De nombreux États ont révisé la structure de leurs services de sécurité et de renseignements pour faire face à de nombreux dangers d'une part et pour éviter un enchevêtrement des prérogatives, d'autre part. »
M. Joumblatt s'est ensuite adressé aux parties libanaises « qui peuvent miser sur un déséquilibre en Syrie pour rappeler l'équation stratégique qui a montré que la sécurité et la stabilité du Liban et de la Syrie sont interdépendantes ».


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