"Alain Juppé se rendra en Tunisie les 20 et 21" avril et les "éléments de son programme" seront communiqués "dès que celui-ci sera finalisé", a déclaré le porte-parole du ministère, Bernard Valero, lors d'un point-presse.
Le ministre avait lui-même annoncé samedi qu'il se rendrait cette semaine en Tunisie, sans en préciser le calendrier. Il s'agira de son premier voyage dans ce pays depuis sa prise de fonctions le 1er mars.
Samedi, Alain Juppé avait rejeté les voix de ceux qui affirment que la France n'est pas à la hauteur de ses engagements à aider la démocratie naissante en Tunisie. "La Tunisie n'est pas du tout abandonnée. Nous faisons beaucoup d'efforts pour l'aider", avait-il dit.
Le même jour, la présidente de la Fédération internationale pour les droits de l'Homme (FIDH), Souhayr Belhassen, a accusé l'Union européenne et la France de faire preuve "de frilosité" à l'égard de la Tunisie. Radhia Nasraoui, avocate et militante des droits de l'Homme en Tunisie, avait de son côté qualifié la situation dans son pays de "critique", en dénonçant des "méthodes barbares" toujours en vigueur selon elle dans le domaine des droits de l'Homme.
Le pouvoir français avait été critiqué pour sa lenteur à lâcher le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali durant la révolution de janvier.
Michèle Alliot-Marie, qui avait précédé M. Juppé à la tête des Affaires étrangères, avait chuté fin février après des déclarations dénoncées comme scandaleuses par l'opposition, notamment pour avoir proposé le "savoir-faire" des policiers français à l'ancien régime tunisien à un moment où la répression du soulèvement populaire battait son plein.


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