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Bahreïn: Manama dément vouloir dissoudre le parti chiite al-Wafaq

Le gouvernement bahreïni ne cherche pas à dissoudre le principal parti chiite, al-Wefaq, en dépit de poursuites judiciaires engagées après des manifestations de contestation de la famille royale des Al-Khalifa, a déclaré lundi le chef de la diplomatie bahreïnie.
"Nous ne voulons pas dissoudre al-Wefaq. Ce parti a commis certaines violations et il y a des poursuites en justice mais pas de chasse aux sorcières", a déclaré à la presse cheikh Khaled ben Ahmad Al-Khalifa.
"Nous ne sommes pas en train de dissoudre al-Wefaq et nous ne le demandons pas. Al-Wefaq restera et nous voulons qu'il soit un partenaire pour l'avenir", a-t-il encore insisté dans sa déclaration, faite en marge d'une conférence à Dubaï sur la lutte contre la piraterie.
Jeudi, le ministère bahreïni de la Justice et des Affaires islamique avait indiqué, dans un communiqué, avoir engagé des poursuites judiciaires pour obtenir la dissolution d'al-Wafaq et d'un autre parti chiite, l'Association de l'action islamique.
Il a accusé les deux mouvements d'avoir "gravement enfreint les règles de la Constitution et les lois en vigueur" et d'avoir mené des "activités qui ont nui à la paix civile et à l'unité nationale". Ces associations ont également "incité au non-respect des institutions", selon un communiqué du ministère.
Al-Wefaq était le principal groupe de l'opposition au Parlement où il contrôlait 18 des 40 sièges. Il avait durant les manifestations, de la mi-février à la mi-mars, demandé des réformes politiques pour transformer Bahreïn en une véritable monarchie constitutionnelle où le Premier ministre serait le chef de la majorité parlementaire.
Mais les chefs de ce groupe, dont les députés ont présenté leur démission en bloc durant les troubles, n'ont jamais appelé publiquement au départ de la famille des Al-Khalifa, comme l'ont fait des groupes chiites radicaux et de jeunes manifestants chiites.
L'Association de l'action islamique s'était également jointe à la protestation, menée essentiellement par les chiites, majoritaires parmi la population locale, contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa.
Les autorités ont mis fin à la contestation contre le régime mi-mars, après l'envoi dans ce petit royaume d'unités de la force commune de ses partenaires du Conseil de coopération du Golfe (CCG).
Outre Bahreïn, le CCG compte l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le sultanat d'Oman et le Qatar.
Les violences ont fait, selon les autorités, 24 morts, dont quatre policiers. Quatre manifestants sont morts depuis en détention, dont un responsable du quotidien Al-Wasat proche de l'opposition.
La répression du mouvement de contestation a été suivie de rafles au cours desquelles près de 500 personnes, en grande majorité chiites, ont été arrêtées selon des opposants cités par Human Rights Watch, organisation de défense des droits de l'Homme basée à new York.
Le gouvernement bahreïni ne cherche pas à dissoudre le principal parti chiite, al-Wefaq, en dépit de poursuites judiciaires engagées après des manifestations de contestation de la famille royale des Al-Khalifa, a déclaré lundi le chef de la diplomatie bahreïnie."Nous ne voulons pas dissoudre al-Wefaq. Ce parti a commis certaines violations et il y a des poursuites en justice mais pas de chasse aux sorcières", a déclaré à la presse cheikh Khaled ben Ahmad Al-Khalifa."Nous ne sommes pas en train de dissoudre al-Wefaq et nous ne le demandons pas. Al-Wefaq restera et nous voulons qu'il soit un partenaire pour l'avenir", a-t-il encore insisté dans sa déclaration, faite en marge d'une conférence à Dubaï sur la lutte contre la piraterie.Jeudi, le ministère bahreïni de la Justice et des Affaires islamique avait...