"La Tunisie n'est pas du tout abandonnée. Nous faisons beaucoup d'efforts pour l'aider. Je me rendrai en Tunisie la semaine prochaine", a-t-il déclaré à quelques journalistes en marge d'un colloque organisé par son ministère sur "Le printemps arabe" à l'Institut du monde arabe à Paris.
Interrogé, son entourage a indiqué que ce déplacement s'effectuerait en milieu de semaine prochaine avec une date précise à déterminer.
"Si l'économie ne redémarre pas, la transition économique sera plus difficile. La chose que nous pourrions faire, la plus efficace pour nos pays du nord, c'est d'investir massivement pour aider les pays en transition démocratique à rétablir leur situation économique et à retrouver un rythme de croissance suffisant", a ajouté M. Juppé.
Selon Guy Sorman, économiste ayant participé au colloque, "la démocratie pour s'établir nécessite un taux de croissance de 8 à 10%. C'est possible", a-t-il assuré.
Lors du même colloque, la présidente de la Fédération internationale pour les droits de l'Homme (FIDH), Souhayr Belhassen, s'en est pris de manière virulente à l'Union européenne et à la France qui "font preuve de frilosité", selon elle, dans leur accompagnement de la révolution en Tunisie.
"La perspective de touristes s'éloigne, des entreprises ferment", a-t-elle déploré, en appelant l'Europe à s'occuper davantage de son pays d'origine et non pas par le seul prisme de l'immigration illégale à combattre.
Il y a "des menaces sur la révolution tunisienne", en raison notamment d'un "risque de désenchantement réel" de la population devant l'absence de progrès, a-t-elle lancé à l'assistance au sein de laquelle figurait Alain Juppé.


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