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Moyen Orient et Monde - Libye

Paris, Londres et Washington demandent avec force le départ de Kadhafi

Violents combats à Misrata.
Dans une tribune commune publiée dans quatre quotidiens, David Cameron, Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont jugé « impossible d'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi ». « Il ne s'agit pas d'évincer Kadhafi par la force. (...) Mais il est impensable que quelqu'un qui a voulu massacrer son peuple joue un rôle dans le futur gouvernement libyen », écrivent les trois dirigeants. Pour accélérer son départ, ils estiment que « l'OTAN et les partenaires de la coalition doivent maintenir leurs opérations afin que la protection des civils soit maintenue et que la pression sur le régime s'accroisse ».
Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a estimé qu'avec cette prise de position des trois pays, on était « certainement » en train de sortir de la résolution 1973 de l'ONU sur la Libye, suggérant l'adoption d'une nouvelle résolution pour avaliser le projet de chasser Kadhafi. Des pays comme la Russie, la Chine ou le Brésil « vont naturellement traîner des pieds. Mais quel est le grand pays qui peut reconnaître qu'un chef d'État peut régler ses problèmes en tirant au canon sur sa population ? » a-t-il ajouté. De fait, Moscou, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a estimé de nouveau que l'OTAN outrepassait le mandat de l'ONU. Mais la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a rétorqué que l'intervention militaire internationale avait empêché un nouveau massacre à Benghazi comme celui de Srebrenica en 1995 en Bosnie.
Jeudi, les chefs de la diplomatie de l'Alliance n'étaient pas parvenus à se mettre d'accord sur l'envoi d'avions d'attaque au sol supplémentaires. Ils avaient adopté une déclaration en trois points, qui devront être satisfaits avant qu'il puisse être question d'un cessez-le-feu : cessation de toutes les attaques contre les civils ; retour des militaires dans leurs casernes et retrait de toutes les villes où ils sont déployés ou qu'ils assiègent telles Ajdabiya, Brega et Misrata ; enfin, une aide humanitaire doit pouvoir être fournie en toute sécurité à tous ceux qui en auraient besoin.
Pour toute réponse, le colonel Kadhafi a paradé jeudi soir dans les rues de Tripoli. La télévision a montré des dizaines de personnes l'acclamant, affirmant que dans le même temps avaient lieu des « raids des agresseurs colonialistes croisés ». L'OTAN a reconnu que ses avions avaient peut-être frappé deux cibles près de Tripoli, voire même dans la ville.
Sur le terrain, les forces du colonel Kadhafi ont de nouveau pilonné les rebelles libyens retranchés à Misrata, où la bataille pour le contrôle du port de la ville assiégée fait rage. Un médecin présent sur place a indiqué à la chaîne de télévision al-Jazira que les tirs de roquettes avaient tué huit personnes, principalement des femmes et des enfants. Dans la nuit, d'intenses échanges de tirs à l'arme automatique, aux mortiers et à l'artillerie opposaient toujours les rebelles aux forces loyalistes.
D'autres affrontements ont eu lieu dans l'est de la Libye, à un kilomètre de l'entrée ouest d'Adjabia, ont dit des insurgés, qui ont perdu l'un des leurs au cours de ces combats.
D'autre part, l'agence officielle Janaa a fait état de nouveaux raids de l'OTAN à Syrte (360 km à l'est de Tripoli) et à Aziziyeh, au sud de la capitale. Des avions ont également survolé la région de Zenten, au sud-ouest de la capitale, où des chars avaient été détruits par des frappes aériennes dans la nuit de jeudi à vendredi.
Sur le plan humanitaire, l'Organisation internationale des migrations (OIM) a évacué par mer, vers Benghazi, près de 1 200 migrants bloqués à Misrata.
(Source : agences)
Dans une tribune commune publiée dans quatre quotidiens, David Cameron, Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont jugé « impossible d'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi ». « Il ne s'agit pas d'évincer Kadhafi par la force. (...) Mais il est impensable que quelqu'un qui a voulu massacrer son peuple joue un rôle dans le futur gouvernement libyen », écrivent les trois dirigeants. Pour accélérer son départ, ils estiment que « l'OTAN et les partenaires de la coalition doivent maintenir leurs opérations afin que la protection des civils soit maintenue et que la pression sur le régime s'accroisse ».Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a estimé qu'avec cette prise de position des trois pays, on était « certainement » en train de sortir de la résolution 1973 de l'ONU sur la Libye, suggérant...
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