Le retour de Michael Ballack à Munich, son club de 2002 à 2006, passerait presque inaperçu. Le milieu de terrain de 34 ans a pourtant fait des déclarations qui auraient en temps normal mis le feu aux poudres en espérant « faire très mal au Bayern. » Mais le club bavarois, 4e à un point d'Hanovre et de cette 3e place qui entrouvre la porte de la Ligue des champions, est sur des charbons ardents depuis qu'il a limogé Louis Van Gaal et nommé son ancien adjoint. Andries Jonker, qui jouera le rôle de pompier jusqu'à l'arrivée cet été de Jupp Heynckes, a fort à faire pour maîtriser les nombreux départs de feu. Après son carton rouge contre Nuremberg (1-1), Arjen Robben manquera deux des cinq derniers matches de la saison. Plus grave, le Néerlandais agace ses coéquipiers par son comportement et ses déclarations sur l'Europa League qui ferait tâche dans son CV.
« Moi non plus, je ne veux pas jouer l'Europa League, mais je sais que je jouerai au Bayern la saison prochaine », lui a répondu sèchement Bastian Schweinsteiger, touché à une cheville et incertain dimanche. Le vestiaire bavarois doit également gérer les états d'âme de Thomas Kraft qui laissera sa place à Jörg Butt.
Le jeune gardien de but, titularisé à partir de janvier contre l'avis de tous par Van Gaal, est présenté après ses bourdes d'Hanovre (1-3) et Nuremberg (1-1) comme le symbole des erreurs du Néerlandais.
Sans parler de la fronde anti-Hoeness de certains supporteurs hostiles au projet du président de recruter Manuel Neuer, l'excellent gardien de Schalke 04, demi-finaliste depuis mercredi de la Ligue des champions. « Je crois en cette équipe, nous allons gagner nos cinq derniers matches », a tenté de rassurer le capitaine Philipp Lahm. Son futur entraîneur, Heynckes, est d'un autre avis : « Nous allons gagner 2-1 (...) Ce dimanche sera peut-être un tournant qui nous permettra de viser encore plus haut. »
Avant de rejoindre le Bayern pour la troisième fois, le doyen des entraîneurs de Bundesliga voudrait offrir au Bayer, 2e à cinq points de Dortmund, son premier titre de champion.
Quitte à priver le Bayern de la Ligue des champions dont la finale 2012 aura lieu dans son stade. Le club rhénan financé par le géant de la chimie-pharmacie Bayer est passé par quatre fois tout près du sacre, en 1997, 1999, 2000 et 2002, mais a flanché dans la dernière ligne droite.
En 2002, avec Ballack déjà dans ses rangs, il avait même perdu trois titres en moins d'un mois (Coupe d'Allemagne, Ligue des champions, Bundesliga), ce qui lui vaut depuis les surnoms peu flatteurs de « Bayer Vize-kursen » (presque champion). « Peu importe les réputations ou statistiques (Leverkusen ne s'est plus imposé à Munich depuis 1989, NDLR). C'est le terrain qui décide », a balayé Heynckes, résolument optimiste.
(Source : AFP)
Le programme (heure locale)
Aujourd'hui :
(17h30) Mayence-Mönchengladbach
Hambourg-Hanovre
Wolfsburg-FC St.Pauli Hoffenheim-Eintracht Francfort
Cologne-Stuttgart
Kaiserslautern-Nuremberg
(20h30) Werder Brême-Schalke 04.
Demain :
(17h30) Bayern Munich-Bayer Leverkusen
(19h30) Dortmund-Fribourg.


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