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Moyen Orient et Monde - Bahreïn

Action en justice pour dissoudre deux partis chiites

Les autorités bahreïnies ont annoncé hier qu'elles allaient engager une action en justice pour dissoudre deux mouvements de l'opposition chiite, dont le puissant al-Wefaq, un mois après avoir mis fin à la contestation dans le royaume. Selon l'agence officielle BNA, le mouvement al-Wefaq et l'Association de l'action islamique, un groupe radical, ont « gravement enfreint les règles de la Constitution et les lois en vigueur » et ont mené des « activités qui ont nui à la paix civile et à l'unité nationale ». Ces deux associations ont également « incité au non-respect des institutions », selon un communiqué du ministère de la Justice et des Affaires islamiques qui a engagé l'action en justice. Dans son communiqué, le ministère bahreïni de la Justice et des Affaires islamiques a justifié son action en justice par son « souci de préserver les acquis nationaux faits dans le cadre du projet de réformes (politiques) du roi Hamad ben Issa ». Le ministère a affirmé que la participation des associations politiques dans la vie publique devait être orientée vers « le raffermissement de l'unité nationale, la sauvegarde de la souveraineté, de la sécurité et de la stabilité du royaume, et le soutien au processus de réformes ».
Al-Wefaq était le principal groupe de l'opposition au Parlement où il contrôlait 18 des 40 sièges. Il avait durant les manifestations, de la mi-février à la mi-mars, demandé des réformes politiques pour transformer Bahreïn en une véritable monarchie constitutionnelle où le Premier ministre serait le chef de la majorité parlementaire. Mais les chefs de ce groupe, dont les députés ont présenté leur démission en bloc durant les troubles, n'ont jamais appelé publiquement au départ de la famille des al-Khalifa, comme l'ont fait des groupes chiites radicaux et des manifestants. « Cette mesure vient restreindre ce qui reste de l'action politique à Bahreïn et ne servira pas le processus de réformes », a réagi Khalil al-Marzooq, député démissionnaire d'al-Wefaq. « Une solution politique est nécessaire à Bahreïn, et al-Wefaq, de par son poids populaire, est le pilier de cette solution », a-t-il déclaré, assurant que son mouvement avait toujours œuvré « dans le respect des lois et de la Constitution ».
L'Association de l'action islamique s'était également jointe à la protestation, menée essentiellement par les chiites, majoritaires parmi la population locale, contre la dynastie sunnite des al-Khalifa. Ce groupe est le prolongement du Front islamique de libération de Bahreïn, accusé d'être impliqué dans une tentative de putsch en 1981. Après le rétablissement du Parlement, ce groupe avait boycotté les élections de 2002 et n'a obtenu aucun élu lors du scrutin de 2006.
(Source : AFP)
Les autorités bahreïnies ont annoncé hier qu'elles allaient engager une action en justice pour dissoudre deux mouvements de l'opposition chiite, dont le puissant al-Wefaq, un mois après avoir mis fin à la contestation dans le royaume. Selon l'agence officielle BNA, le mouvement al-Wefaq et l'Association de l'action islamique, un groupe radical, ont « gravement enfreint les règles de la Constitution et les lois en vigueur » et ont mené des « activités qui ont nui à la paix civile et à l'unité nationale ». Ces deux associations ont également « incité au non-respect des institutions », selon un communiqué du ministère de la Justice et des Affaires islamiques qui a engagé l'action en justice. Dans son communiqué, le ministère bahreïni de la Justice et des Affaires islamiques a justifié son action en justice...
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