Vue de la boutique Pomellato dans les Souks de Beyrouth.
L'histoire remonte à 1967 lorsque Pino Rabolini lance l'idée de créer des « bijoux différents à vivre et à porter ». Fils de négociant en pierres précieuses, il rêve de gemmes de toutes formes et couleurs pour des parures fantaisistes et contemporaines que les femmes porteraient comme des « accessoires de mode ». C'est ainsi que chaque collection est conçue comme une collection de prêt-à-porter. En prime, chaque lancement d'une collection est présenté par une campagne publicitaire shootée par les plus grands photographes, à savoir Helmut Newton, Herb Ritts ou Horst P. Horst.
À la fin des années 80, Pomellato est le « it » joaillier. Son fondateur multiplie créations et boutiques de par le monde, pour totaliser 70 boutiques et 500 concessionnaires. « Le groupe figure désormais parmi les cinq leaders de joailliers européens de luxe », souligne M. Morante, qui précise que les revenus du groupe se sont élevés en 2010 à 122,5 millions d'euros, en hausse de 19,7 % par rapport à 2009. La profitabilité des opérations est de 15 %. Selon M. Morante, la crise économique de 2008 a frappé l'industrie du luxe de plein fouet, puisque les ventes globales ont chuté de 10 % en 2009. « La crise a toutefois eu un effet de rééquilibrage sur le marché (...). En effet, certaines marques puissantes, telles que Pomellato, ont su tirer leur épingle du jeu et accroître leur part de marché », explique Andrea Morante.
Le président de Pomellato met l'accent sur l'image de marque puissante des accessoires. « Les designs de Pomellato sont facilement reconnaissables et les Libanaises, connues pour leur soif de la mode, sauront apprécier la marque à sa juste valeur », a-t-il précisé.
C'est donc à partir d'aujourd'hui, et en collaboration avec la société Romance, distributeur de produits de luxe du groupe Khalil Fattal et fils, que les bijoux Pomellato et ceux de sa marque plus ludique « Dodo » seront en vente.

