Ryan Giggs est éternel. À 37 printemps, l’ex-international gallois est toujours une pierre angulaire du système de jeu des Red Devils et démontre, à chacune de ses sorties, que le poids des ans n’altère en rien son immense talent. Carl de Souza/AFP
À l'aller (1-0) comme au retour (2-1), c'est Giggs qui a donné les trois passes décisives à Wayne Rooney, Javier Hernandez et Park Ji-sung, trois joueurs qui avaient respectivement cinq, trois et dix ans lorsque l'ailier aux 37 printemps a joué son premier match avec MU, le 2 mars 1991.
À Stamford Bridge, mercredi dernier, l'ailier aux tempes grisonnantes avait déboulé sur le côté gauche pour offrir à Rooney, après un admirable contrôle orienté, le but qui ouvrait aux « Red Devils » la voie de leur quatrième qualification en cinq ans dans le dernier carré.
Laissé au repos ce week-end en Premier League, le plus vieux des vingt joueurs de champ regorgeait de jus à 37 ans mardi à Old Trafford. Actif aux quatre coins du terrain, il s'est exilé pour une fois sur l'aile droite pour réceptionner une transversale d'Evra et donner le premier but au jeune « Chicharito » d'un centre à ras-de terre ultraprécis juste avant la mi-temps.
En fin de rencontre, alors que les « Blues » venaient de se relancer en égalisant, c'est encore lui qui a contribué à mettre définitivement un terme au suspense en délivrant une nouvelle balle de but au Sud-Coréen.
« Ryan Giggs, il vous met en pièces depuis vingt ans », prévenait une immense banderole déployée dans un virage d'Old Trafford à l'attention des visiteurs. Une nouvelle fois, elle disait vrai.
Éternelle jeunesse
Alex Ferguson ne se lasse pas de chanter les louanges de ce joueur qu'il a connu gamin avant de l'accompagner dans une extraordinaire épopée de vingt années, marquée par onze titres de champions d'Angleterre, deux Ligues des champions, une compétition dont il vient d'atteindre pour la septième fois les demi-finales, quatre Coupes d'Angleterre et deux Coupes de la Ligue.
Un fabuleux palmarès amassé au long de 870 matches pour son club de toujours, un record, et qui pourrait encore s'enrichir de trois trophées puisque MU reste en course pour réussir le même triplé Ligue des champions, Premier League, FA Cup qu'en 1999.
« Il est incroyable. C'est un personnage et un joueur unique. Sa contribution est immense et son sang-froid est vital », a applaudi l'entraîneur écossais, qui voit dans la discipline que s'impose le joueur l'explication de cette éternelle jeunesse.
« Il n'a jamais pris de poids. C'est qu'il prend soin de lui. Il le faut, à 37 ans, pour pouvoir continuer à jouer, et cela doit signifier beaucoup de sacrifices », a-t-il dit.
En tout cas, ce n'est pas en s'économisant sur le terrain que Giggs fait durer le plaisir. Mardi, il a couvert à peine moins de 12 km en 90 minutes et a fourni plus que sa part de travail défensif lorsque les Londoniens ont lancé leurs dernières forces dans la bagarre.
D'ailleurs, sir Alex ne le ménage pas autant qu'il serait censé le faire à cause de son âge. Ces derniers temps, les cadences ont même eu tendance à augmenter et le Gallois a participé à huit des neuf matches disputés par Manchester United depuis six semaines. Giggs est tout simplement trop bon pour ne pas être exploité à fond.
(Source : agences)


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