"Nous ne pouvons contempler ces régions en ne voyant que les puits de pétrole et pas la misère et les attentes de ces peuples", a-t-il expliqué devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE).
"Toute intervention militaire extérieure ne peut être motivée que par l'humanitaire", a-t-il souligné, en assurant que "nous ne voulons pas de nouvel Irak ou Afghanistan".
"Les situations en Libye mais aussi en Palestine doivent être évaluées à travers le prisme des valeurs humanitaires", a-t-il précisé.
M. Erdogan a également appelé à la mise en place d'un gouvernement civil en Egypte "dès que possible" et indiqué suivre les événements en Libye, en Tunisie et au Bahreïn.
Ankara devait présenter mercredi une feuille de route pour une solution au conflit en Libye lors de la première réunion du Groupe de contact sur ce pays à Doha, au Qatar.
"La Turquie est un pays qui a possibilité de communiquer avec toutes les parties et elle peut jouer un rôle important dans la recherche de la paix", a-t-il ajouté en évoquant le dossier d'adhésion d'Ankara à l'Union européenne.
"Mon pays a besoin de l'UE et l'UE de la Turquie", a-t-il lancé, demandant que la candidature turque "soit traitée équitablement et que les promesses soient tenues". Il a souligné que son pays avait connu "des réformes historiques depuis 2002 en matière de démocratie et de lutte contre la corruption et pauvreté".
"Ceux qui pensent que l'adhésion serait préjudiciable à leur prospérité font une injustice à la Turquie mais aussi à l'Europe et à leur propre peuple" a-t-il estimé.
Les négociations d'adhésion, entamées en 2005, avancent au ralenti du fait notamment de l'opposition de la France et de l'Allemagne, qui redoutent l'entrée dans le club européen d'un pays de 73 millions d'habitants, presque tous musulmans. Paris et Berlin proposent un "partenariat privilégié".


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