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Moyen Orient et Monde - Yémen

L’opposition rejette le plan des États du Golfe

L'opposition yéménite a rejeté hier le plan de sortie de crise présenté la veille par les pays du Golfe, estimant qu'il garantissait au président l'immunité. « Qui serait assez fou pour offrir des garanties à un régime qui a tué des manifestants pacifiques ? Notre principale exigence est que Saleh quitte le pouvoir avant tout », a indiqué l'un de ses porte-parole.
La présidence yéménite, pour sa part, a accepté le document. « La présidence accueille les efforts de nos frères du Conseil de coopération du Golfe visant à résoudre la crise actuelle au Yémen, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Il (Ali Abdallah Saleh) n'a aucune réserve sur une transition pacifique du pouvoir dans le cadre de la Constitution. » Le général Ali Mohsen, dont les unités ont pris la défense des manifestants et assurent leur protection à Sanaa, a fait savoir par son porte-parole qu'il acceptait lui aussi le plan des États du Golfe.
Ce plan mis au point dimanche à Riyad par les États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui réunit l'Arabie saoudite, le Koweït, Oman, Bahreïn, le Qatar et les Émirats arabes unis, prévoit un transfert des pouvoirs de Saleh à son vice-président Abd Rabbou Mansour Hadi et la création d'un nouveau gouvernement dirigé par l'opposition. Cette feuille de route doit permettre de sortir du cycle de manifestations et de répression qui dure depuis deux mois et a fait une centaine de morts, une vague de contestation sans précédent contre le président Saleh au pouvoir depuis trente-deux ans.
Aux termes du projet présenté par le CCG, le gouvernement de Saleh et l'opposition doivent avoir des entretiens en Arabie saoudite sur « l'unité, la sécurité et la stabilité » du Yémen. La rencontre, placée sous le parrainage des pays du Golfe, obéira à des principes dont l'un sera que « le président annonce le transfert de ses pouvoirs au vice-président », indiquait le CCG.
Hier, des milliers de personnes ont manifesté à Sanaa, la capitale, à Houdaïda, à Ibb et dans la province d'Hadramau, dans le sud-est du pays, pour dénoncer l'initiative du CCG, ont rapporté des témoins.
(Source : Reuters)
L'opposition yéménite a rejeté hier le plan de sortie de crise présenté la veille par les pays du Golfe, estimant qu'il garantissait au président l'immunité. « Qui serait assez fou pour offrir des garanties à un régime qui a tué des manifestants pacifiques ? Notre principale exigence est que Saleh quitte le pouvoir avant tout », a indiqué l'un de ses porte-parole.La présidence yéménite, pour sa part, a accepté le document. « La présidence accueille les efforts de nos frères du Conseil de coopération du Golfe visant à résoudre la crise actuelle au Yémen, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Il (Ali Abdallah Saleh) n'a aucune réserve sur une transition pacifique du pouvoir dans le cadre de la Constitution. » Le général Ali Mohsen, dont les unités ont pris la défense des manifestants et assurent leur...
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