« Je crois que nos institutions de gouvernement sont maintenant tout à fait prêtes à assumer toutes les responsabilités liées à la souveraineté sur tous les territoires palestiniens occupés », souligne Salam Fayyad. Il ajoute toutefois que rien ne sera vraiment assuré tant que durera l'occupation israélienne. « Si le statu quo se maintient, l'impact positif des réformes internes pour bâtir une économie saine et solide ne peut être que limité dans sa portée et sa durée », dit-il.
Les dirigeants palestiniens veulent demander en septembre à l'Assemblée générale de l'ONU de reconnaître un État palestinien dans les territoires occupés par Israël en 1967, y compris dans la bande de Gaza contrôlée depuis juin 2007 par le Hamas.
Israël, pour sa part, juge « irréaliste » cette initiative et insiste pour que soit signé un traité de paix prévoyant la création d'un État palestinien.
Pour l'instant, 110 pays ont reconnu la Palestine en tant qu'État, soit plus de la moitié des membres des Nations unies. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ont salué la semaine dernière la gestion économique de l'Autorité palestinienne sous la présidence de Mahmoud Abbas. Dans un rapport, le FMI écrit que l'Autorité palestinienne « est désormais capable de mener la politique économique solide qu'on attend d'un futur État palestinien viable ». Il estime que l'instance palestinienne, qui gouverne la Cisjordanie, est réputée pour ses réformes financières lui permettant de réduire sa dépendance envers l'aide des donateurs.
En 2009, le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a lancé un plan de deux ans visant à bâtir le cadre institutionnel d'un État d'ici à la mi-2011. Dans son rapport, le FMI estime que les réformes mises en œuvre dans la gestion des finances publiques ont permis à l'Autorité palestinienne de contrôler strictement les dépenses, d'appliquer des préparatifs budgétaires rigoureux et d'instaurer une transparence et une responsabilité fiscales conformes aux critères internationaux.
Tout cela, ajouté à « une politique fiscale prudente », a contribué à faire passer le montant des aides étrangères de 1,8 milliard de dollars en 2008 à 1,2 milliard deux ans plus tard, avec pour objectif de passer sous la barre du milliard cette année, précise le FMI.
(Source : Reuters)


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