"Tous, peuple, armée et gouvernement, (nous avons ressenti...) une grande tristesse en raison des événements de samedi", a déclaré M. Charaf dans une allocution dont la télévision publique a diffusé de cours extraits.
"Je vous rappelle que Tahrir est le symbole de la révolution (...). En vérité, ce qui s'est passé est étrange, parce que Tahrir est l'endroit d'où est parti +le peuple et l'armée, une seule main+", a-t-il ajouté, en allusion au slogan répété par les manifestants pendant le soulèvement populaire contre Hosni Moubarak, dont la place est devenue emblématique.
M. Charaf a également tenu à saluer les jeunes révolutionnaires, qui a qualifiés de "matière brute pour la construction de l'avenir".
L'armée "est l'institution qui a protégé la révolution, la protège et la protègera", a-t-il aussi affirmé.
Samedi à l'aube, les forces de l'ordre ont tiré en l'air des rafales d'arme automatique pour disperser les manifestants qui exigeaient le départ du maréchal Hussein Tantaoui, le chef du Conseil suprême des forces armées, à qui M. Moubarak a remis le pouvoir en démissionnant le 11 février.
Une personne a été tuée et 71 autres blessées, selon le ministère de la Santé.
M. Charaf a brièvement mentionné l'allocution sonore de M. Moubarak, sa première intervention depuis sa chute, dans laquelle l'ancien président, face à la pression croissante pour le traduire en justice, se dit victime de "campagnes de diffamation".
"Tout ce que je peux dire, c'est que les mesures légales suivent leur cours, comme l'ont dit le ministre de la Justice et le Procureur général", a déclaré M. Charaf.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine