"L'objectif (fixé) par la communauté internationale était de faire en sorte que le président élu puisse présider", a déclaré le ministre au cours d'une conférence de presse. La victoire de M. Ouattara au second tour de l'élection présidentielle de novembre a été reconnue par la quasi-totalité de la communauté internationale.
Au pouvoir depuis 2000, le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi dans sa résidence d'Abidjan, à l'issue de violents combats, par les forces loyales à M. Ouattara.
La force française Licorne avait engagé en début de semaine dernière, aux côtés de l'Onuci, des actions pour neutraliser les armes lourdes utilisées par le camp du chef de l'Etat sortant. Si la France s'est défendue de participation directe dans l'arrestation lundi de M. Gbagbo, elle a reconnu avoir apporté un "soutien" à l'opération.
Dans la résolution 1975, le Conseil de sécurité apporte son "entier soutien" aux forces de l'Onuci pour utiliser "toutes les mesures nécessaires" pour assurer leur mandat qui est de protéger les civils et d'empêcher l'utilisation d'armes lourdes contre les population civiles.
"Nous avons porté l'effectif de Licorne à 1.700 hommes et femmes. A partir d'un redéploiement de troupes (...) implantées à Libreville et au Tchad, elles retourneront d'où elles viennent", a poursuivi le ministre.
"A titre personnel, je souhaite que la situation ivoirienne, en sécurisant nos compatriotes par un état de droit respecté, nous permette d'alléger rapidement ce dispositif au-delà de ce qu'il était au moment (du déclenchement) de la crise", a-t-il dit, rappelant que l'effectif de Licorne était alors de 980 hommes.


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