"Nous avons ouvert une enquête pour chaque cas afin de retrouver les pièces. Nous avons identifié jusqu'à présent plusieurs coupables, des criminels à la recherche d'or ou de momies et qui ne connaissent pas la valeur des pièces qu'ils ont dérobé", a déclaré M. Hawass.
"Ils n'étaient pas organisés, vivaient près des sites archéologiques où les objets étaient conservés et ont probablement profité de la nuit pour pénétrer dans les sites archéologiques et les piller", a-t-il ajouté.
"Environ 1.000 objets ont été volés, parmi lesquels aucune pièce majeure. Tout a été inventorié et il sera difficile pour ces pièces de quitter le pays", a encore affirmé le ministre.
L'inventaire des pièces volées durant le soulèvement populaire qui a conduit à la chute du président Hosni Moubarak et les troubles qui ont suivi sera remis à l'Unesco, a dit M. Hawass.
L'agence de l'ONU pour la Culture et l'Education avait indiqué il y a une dizaine de jours qu'elle allait écrire aux autorités égyptiennes pour leur demander de renforcer le gardiennage des sites archéologiques du pays.
L'Unesco a également estimé que les vols commis pendant le soulèvement populaire égyptien avaient été le fait de "dilettantes" ayant pénétré "là où c'était facile", par la voix du chef de la section musée, Christian Manhart.
Dans l'entretien à El Mundo, M. Hawass a confirmé que les sites de Saqqarah et de Gizeh ainsi que le Musée égyptien du Caire qui abrite des collections pharaoniques majeures, étaient au nombre des sites pillés.
M. Hawass, archéologue et avocat du retour en Egypte des pièces historiques dispersées de par le monde, a été nommé ministre des Antiquités le 30 mars. Chef du Conseil suprême des antiquités égyptiennes, il était également devenu secrétaire d'Etat sous le président Moubarak.


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