"L'initiative des ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) est examinée actuellement par la direction politique de notre pays", a indiqué M. Kourbi, cité par les médias officiels.
"Toute initiative visant à trouver une solution à la crise en accord avec la Constitution est la bienvenue et peut amorcer une véritable solution" au Yémen, a-t-il ajouté.
Depuis fin janvier un vaste mouvement de contestation, qui a appelé encore vendredi à "une journée de fermeté" au Yémen, exige le départ immédiat du président Ali Abdallah Saleh, de plus en plus isolé et lâché par plusieurs de ses proches.
Inquiets de l'instabilité au Yémen, les pays du CCG, qui ont proposé d'accueillir à Ryad des pourparlers entre le régime et l'opposition yéménites, "espèrent conclure un accord avec le président sur son départ", a déclaré jeudi le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani.
Le CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Koweït) a proposé dimanche sa médiation dans la crise, une offre acceptée par les deux camps.
L'opposition exige que les tractations débouchent sur le départ de M. Saleh, alors que ce dernier se dit prêt à céder ses prérogatives dans le cadre d'un processus de transition incluant des élections avant la fin de l'année.
La médiation du CCG propose "le départ du président", "la remise du pouvoir au vice-président", la formation d'un "gouvernement d'union nationale" et "des garanties au président et à sa famille" qu'ils ne seront pas poursuivis en justice, a précisé jeudi à l'AFP un responsable de l'opposition parlementaire, Mohamed al-Sabri.


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