Séparé de son entraîneur de toujours, Éric Winogradsky, Jo-Wilfried Tsonga (ici contre Alexandr Dolgopolov lors du tournoi de Miami) est à un tournant de sa carrière. Soucieux de bien le négocier, le Manceau ne veut pas se précipiter. Matthew Stockman/AFP
« Pas de profil idéal »
Une nouvelle étape commence donc pour Tsonga, qui a indiqué dans un communiqué qu'il voulait monter sa propre structure. Mais le projet reste encore flou. « Il n'a pas encore réfléchi à la suite, à son organisation », révèle Winogradsky, toujours attentif au destin de son ex-protégé. S'il a parlé à Tsonga, Hagelauer n'en sait pas plus quand on lui demande s'il a une idée de son futur entraîneur : « Je ne sais pas du tout. Il n'y a pas de profil idéal. Le profil idéal c'est la personne qui va lui convenir. C'est toujours très difficile de trouver la personne idoine. Il le dit lui-même, il ne faut pas se précipiter, il faut prendre le temps, voir les coaches qui sont disponibles, ceux qui ont envie de travailler avec lui... Après, ce sont des discussions qui te permettent de voir si le feeling passe. Il y a une période d'essai. Il faut qu'il soit tranquille dans sa tête, qu'il fasse les choses comme il le sent et qu'il se décide seulement quand il sera sûr de lui. »
Quel projet de jeu ?
Élevé au grain fédéral, Tsonga pourrait se tourner pour la première fois de sa carrière vers un coach étranger. Le nom de Darren Cahill, qui a eu sous ses ordres des joueurs comme Llyeton Hewitt, André Agassi ou Roger Federer, aurait vaguement circulé. Une chose est sûre, le Manceau veut jouer de manière plus offensive, même s'il ne sera jamais un pur attaquant comme Stefan Edberg ou Michaël Llodra. Pour beaucoup d'observateurs, les divergences de points de vue concernant le projet de jeu seraient à l'origine de la séparation entre Tsonga et Winogradsky. « Jo est quelqu'un d'instinctif (...) La saison dernière, on a d'abord voulu consolider son jeu de fond de court pour qu'il fasse constamment partie du top 10 et pas seulement par miracle, se défend ce dernier. Et au moment où il retrouvait toutes ses sensations après quatre mois d'adaptation à sa nouvelle raquette, il s'est de nouveau blessé à Wimbledon. Ça a été un frein à sa progression. » Opéré du genou en juillet dernier, puis gêné par une hernie inguinale en début de saison, Tsonga souffre régulièrement de blessures. L'une des clés réside peut-être dans une modification de sa préparation physique...
(Source : agences)

