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Économie - Liban - Conjoncture

Les tensions régionales plombent les perspectives de croissance locale

Dans un récent rapport, la banque britannique HSBC a mis en garde contre les retombées négatives des tensions régionales - en sus de la crise gouvernementale locale - sur la croissance économique au Liban. En parallèle, la banque britannique Barclays Capital a révisé sa perspective
sur la dette externe libanaise, de « neutre » à « sous-pondéré ».

Dans un rapport publié récemment, la banque britannique HSBC a prévu un taux de croissance économique de 3,2 % en 2011 au Liban, contre 7,1 % en 2010. Ce niveau de croissance relativement bas est dû à des facteurs locaux, mais aussi à la hausse des risques liés aux facteurs politiques à l'échelle régionale, a indiqué la banque dans son rapport. La HSBC a souligné à cet égard que le facteur déclencheur de ce ralentissement avéré a été la chute du gouvernement le 12 janvier dernier et le retard mis dans la formation d'un nouveau cabinet. Le rapport a, par ailleurs, noté que la forte croissance économique enregistrée au cours des dernières années était davantage cyclique que le fruit d'une amélioration structurelle, ajoutant en parallèle que les risques politiques devraient exacerber l'effet de correction, observé depuis un certain temps, notamment dans le secteur de l'immobilier.
Le rapport a souligné en outre que le boom qu'a connu le Liban a eu lieu dans une phase de récession mondiale, tandis que le ralentissement de son économie, après quatre ans de croissance moyenne de 8 %, coïncide avec la reprise économique mondiale.
Sur un autre plan, la HSBC a souligné l'amélioration des finances publiques, observée au cours des dernières années, en dépit de l'absence de réformes majeures, attribuant cela à la croissance économique. Ainsi, le déficit budgétaire a reculé de 13,5 % à 7,5 % du PIB entre 2006 et 2010. En parallèle, la dette publique a également baissé en raison de la forte croissance économique, passant de 180 % à 141,6 % du PIB au cours de la même période, a rappelé la banque britannique.
Cependant, la HSBC a dit s'attendre à ce que le déficit budgétaire se détériore en 2011, en augmentant à 8,1 % du PIB, en raison des risques politiques, du prix élevé des matières premières et des perspectives de recettes moins importantes.
À cet égard, la HSBC a souligné que le secteur bancaire continuera à répondre aux besoins de financement de l'État, tant que les dépôts et les flux de capitaux continueront de croître.
Enfin, le rapport a affirmé que les réserves importantes de la Banque centrale devraient permettre de maintenir la stabilité de la livre, en dépit des risques politiques.

Barclays révise sa perspective sur le Liban à « sous-pondéré »
En parallèle, et dans le sillage de la tension sur le double plan local et régional, la banque britannique Barclays Capital a révisé dans un récent rapport sa perspective à l'égard de la dette externe libanaise, de « neutre » à « sous-pondéré » dans son portefeuille de crédits pour les marchés émergents. Elle a également réduit la part du Liban dans son portefeuille général de 2,6 % à 1,3 %. Au niveau du portefeuille propre à la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), la part allouée au Liban a en outre été abaissé à 3,3 %, contre 7,2 % en décembre.
À noter que le Liban est représenté dans le portefeuille de Barclays par des eurobonds arrivant à échéance en mars 2017.
La révision de la perspective de la dette externe à « sous-pondéré » place le Liban dans la même catégorie que les Philippines, la Lituanie, l'Égypte, la Croatie, la Tunisie, le Brésil, le Mexique, la Colombie, le Pérou, le Panama et le Salvador.
En parallèle, le rapport, repris par le Lebanon This Week de la Byblos Bank, a indiqué que la dette externe libanaise a enregistré des rendements de -0,8 % au cours du premier trimestre, plaçant le Liban parmi les trois seuls pays de la région EMEA et les neuf pays émergents à avoir enregistré des rendements négatifs. La performance du Liban était ainsi en dessous de la moyenne des rendements de la région EMEA (2,3 %) et des marchés émergents (1,9 %).
De plus, selon le rapport, la dette externe du Liban a enregistré la seconde plus forte baisse, en termes de rendement, parmi 6 pays de la région EMEA, arrivant devant l'Égypte (-8,1 %), mais derrière la Tunisie (-0,5 %), le Qatar (-0,2 %), Abou Dhabi (0,6 %) et l'Afrique du Sud (2 %).
Rappelons que la banque d'investissement américaine Merrill Lynch avait récemment maintenu ses recommandations sur les eurobonds libanais, à « sous-pondéré ». Celles-ci avaient été revues à la baisse en janvier dernier, dans le sillage de la chute du gouvernement.
Dans un rapport publié récemment, la banque britannique HSBC a prévu un taux de croissance économique de 3,2 % en 2011 au Liban, contre 7,1 % en 2010. Ce niveau de croissance relativement bas est dû à des facteurs locaux, mais aussi à la hausse des risques liés aux facteurs politiques à l'échelle régionale, a indiqué la banque dans son rapport. La HSBC a souligné à cet égard que le facteur déclencheur de ce ralentissement avéré a été la chute du gouvernement le 12 janvier dernier et le retard mis dans la formation d'un nouveau cabinet. Le rapport a, par ailleurs, noté que la forte croissance économique enregistrée au cours des dernières années était davantage cyclique que le fruit d'une amélioration structurelle, ajoutant en parallèle que les risques politiques devraient exacerber l'effet de correction,...
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