"Nous ne sommes pas en mesure de dire s'ils sont encore au Liban ou s'ils ont été transférés à l'étranger", a affirmé le ministre de l'Intérieur Ziad Baroud lors d'une conférence de presse.
"Il n'y a pas d'informations précises concernant leur (éventuel) transfert hors des frontières" libanaises, a-t-il dit, interrogé sur la possibilité de leur transfert dans la Syrie voisine.
"Je n'avancerai aucune hypothèse", a-t-il assuré, précisant que des "tuyaux importants ont été découverts", mais qui restent insuffisants. "Ceci n'est pas un simple enlèvement".
Les sept cyclistes estoniens ont été enlevés dans la région de la Békaa (est) le 23 mars par un groupe de Libanais et de Syriens, selon les services de sécurité.
Les autorités libanaises ont arrêté quatre personnes dans le cadre de l'enquête sur cet enlèvement.
Les otages, âgés d'une trentaine et d'une quarantaine d'années, étaient venus au Liban de Syrie par le poste-frontière de Masnaa. Ils ont été interceptés par des hommes armés à Zahlé, selon des responsables de sécurité.
Un groupuscule inconnu a revendiqué l'enlèvement en envoyant un email et la copie des pièces d'identité de trois des otages à un site internet.
Le groupe, baptisé Haraket El Nahda Wal Islah (littéralement, le mouvement pour le renouveau et la réforme), a précisé que les otages se portaient bien, et qu'il ferait connaître ses revendications ultérieurement.
Depuis la crise des otages occidentaux dans les années 1980, en pleine guerre civile (1975-1990), les enlèvements de touristes étrangers sont très rares au Liban.
La vallée de la Békaa est gangrenée par les trafics de drogue et les rivalités entre groupes claniques.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine