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Moyen Orient et Monde - Yémen

Saleh muet sur l’offre de l’opposition

Un tué par la police à Taëz.

Des manifestants yéménites, blessés lors de violents heurts avec la police, recevant les premiers soins dans une mosquée. Photo AFP

La police yéménite a dispersé violemment des protestataires dans la ville de Taëz, au sud de Sanaa, et un jeune homme touché d'une balle dans la poitrine est mort des suites de ses blessures, selon des témoins. Des centaines de manifestants ont été blessés ou indisposés lorsque les forces de l'ordre sont intervenues en tirant des gaz lacrymogènes, puis des balles réelles contre un cortège qui marchait sur le siège du gouvernorat de la ville.
Abandonné par une partie de l'armée et des chefs tribaux et religieux, le président Ali Abdallah Saleh a mis en garde contre le risque de chaos au Yémen, s'il était contraint à céder le pouvoir, et a su mobiliser en masse ses partisans le 25 mars et le 1er avril.
Hier, le président Saleh a appelé l'opposition à arrêter les manifestations qui exigent son départ pour négocier. Il a exhorté l'opposition rassemblée au sein du forum commun « à mettre un terme à la crise en levant les sit-in, en arrêtant de couper les routes (...) et en mettant fin à la rébellion dans certaines unités militaires ». « Nous sommes prêts à discuter d'un transfert pacifique du pouvoir dans un cadre constitutionnel », a répété le président, qui a déjà proposé de rendre le pouvoir à la fin 2011 après des élections générales.
Mais il n'a pas répondu à une offre de règlement faite la veille par l'opposition. Selon ce plan, M. Saleh devrait démissionner au profit du vice-président Abed Rabbo Mansour Hadi, qui appartient au parti du président, le Congrès populaire général (CPG). M Hadi deviendrait alors « président intérimaire ». L'opposition demande en outre la constitution d'un conseil militaire provisoire « d'officiers connus pour leur compétence et leur intégrité, et qui sont respectés dans l'armée ».
Elle réclame la formation d'un gouvernement provisoire d'union mené par l'opposition et comprenant « tous les partis politiques, des jeunes et des hommes d'affaires ».
(Source : AFP)

La police yéménite a dispersé violemment des protestataires dans la ville de Taëz, au sud de Sanaa, et un jeune homme touché d'une balle dans la poitrine est mort des suites de ses blessures, selon des témoins. Des centaines de manifestants ont été blessés ou indisposés lorsque les forces de l'ordre sont intervenues en tirant des gaz lacrymogènes, puis des balles réelles contre un cortège qui marchait sur le siège du gouvernorat de la ville.Abandonné par une partie de l'armée et des chefs tribaux et religieux, le président Ali Abdallah Saleh a mis en garde contre le risque de chaos au Yémen, s'il était contraint à céder le pouvoir, et a su mobiliser en masse ses partisans le 25 mars et le 1er avril.Hier, le président Saleh a appelé l'opposition à arrêter les manifestations qui exigent son départ pour négocier....
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