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Moyen Orient et Monde - Yémen

Saleh mobilise de nouveau ses partisans

Les partisans du président et l'opposition manifestent aujourd'hui à Sanaa, crainte de violences.
Le Yémen se préparait hier à une nouvelle journée de tension après l'appel du président Ali Abdallah Saleh, qui s'accroche au pouvoir malgré une vague de protestations, à une mobilisation massive pour aujourd'hui de ses partisans. Selon l'agence officielle Saba, des partisans du chef de l'État affluaient hier vers Sanaa pour participer à une « Journée de la fraternité ». « Les dignitaires religieux, les chefs de tribu, les représentants de la société civile, les jeunes et les agriculteurs ont commencé à affluer à Sanaa », a assuré l'agence. Ils arrivent dans la capitale qui est quadrillée par des forces de sécurité dont certaines sont fidèles à l'homme fort de l'armée, le général Mohsen Ali al-Ahmar, qui s'est rallié à la contestation. La garde républicaine, qui est commandée par le fils du chef de l'État, Ahmad, a été déployée autour du palais présidentiel, à quelques kilomètres du centre de la capitale.
M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, a perdu le soutien de chefs tribaux, de dignitaires religieux et d'officiers, mais il a été capable le 25 mars de rassembler un foule nombreuse qui l'a encouragé à ne pas se démettre. Depuis, il a mis en garde contre le risque de voir son pays devenir une nouvelle Somalie, sans État central et sans sécurité, où les émules d'el-Qaëda pourraient comploter contre l'Occident, la principale hantise des États-Unis. Des tractations entre M. Saleh et le général al-Ahmar n'ont pas abouti à une transition négociée du pouvoir, et le président a décidé de se maintenir.
Mais du côté des contestataires, l'heure était toujours à la détermination. Hier, des manifestations importantes ont eu lieu à Taez et Ebb, au sud de la capitale. À Sanaa, les protestataires de la place de l'Université ont proclamé la journée d'aujourd'hui « Jour du salut », mais ont abandonné leur projet initial de marcher sur le palais présidentiel. « Nous ne voulons pas d'affrontement avec les partisans du président, beaucoup de ceux qui seront massés demain à son appel sont des militaires en civil et des hommes de tribus armés », a expliqué l'un des meneurs du mouvement de contestation, Adel al-Walibi. Il a indiqué que les protestataires allaient « organiser des marches autour de la place du Changement », comme a été rebaptisée la place de l'Université, et envisageaient « d'observer des sit-in autour de plusieurs installations vitales à Sanaa ».
Sur de grandes banderoles, les jeunes contestataires ont affiché leurs principales exigences, insistant sur « la chute du régime d'une manière pacifique ». Ils demandent également « une période de transition de six mois au cours de laquelle le Parlement serait dissous, la Constitution abrogée et un comité transitoire chargé de diriger le pays ». Les dizaines de milliers d'opposants manifestaient également à la mémoire des 82 manifestants morts depuis le début de la contestation dans le pays. « Le peuple veut que le boucher soit jugé », scandait la foule dans laquelle des manifestants portaient des tuniques blanches avec l'inscription « Futur Martyr ».
Enfin, toujours hier, vingt nouveaux officiers sont venus annoncer sur la « place du Changement » leur ralliement aux contestataires.
(Source : agences)
Le Yémen se préparait hier à une nouvelle journée de tension après l'appel du président Ali Abdallah Saleh, qui s'accroche au pouvoir malgré une vague de protestations, à une mobilisation massive pour aujourd'hui de ses partisans. Selon l'agence officielle Saba, des partisans du chef de l'État affluaient hier vers Sanaa pour participer à une « Journée de la fraternité ». « Les dignitaires religieux, les chefs de tribu, les représentants de la société civile, les jeunes et les agriculteurs ont commencé à affluer à Sanaa », a assuré l'agence. Ils arrivent dans la capitale qui est quadrillée par des forces de sécurité dont certaines sont fidèles à l'homme fort de l'armée, le général Mohsen Ali al-Ahmar, qui s'est rallié à la contestation. La garde républicaine, qui est commandée par le fils du chef de...
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