"Il va y avoir des mesures contre un groupe de diplomates iraniens. Ils vont être considérés comme persona non grata, et ils seront expulsés du Koweit", a déclaré le ministre devant la presse.
Cette annonce intervient après que le quotidien koweïtien Al-Watan eut déjà fait état la veille du rappel par le Koweït de son ambassadeur en Iran, en citant cheikh Mohammad al-Sabah.
Ces mesures font suite à la condamnation à la peine capitale de trois personnes accusées d'être des espions à la solde de Téhéran.
Un tribunal koweïtien a condamné mardi à la peine de mort deux Iraniens et un Koweïtien, arrêtés en mai 2010 pour leur appartenance à une cellule d'espionnage en faveur de l'Iran.
Un Syrien et un apatride ont été condamnés à la perpétuité alors qu'un Iranien et une femme, également de nationalité iranienne, ont été acquittés.
Les membres du groupe avaient été inculpés en août 2010 d'espionnage pour avoir transmis des informations sur l'armée koweïtienne et les forces américaines basées dans l'émirat, aux Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime iranien.
L'Iran a démenti tout lien avec les membres de la cellule présumée.
Citant une "source informée au ministère des Affaires étrangères", l'agence officielle IRNA a réaffirmé jeudi que l'Iran n'avait "aucun lien " avec le groupe démantelé en mai 2010.
L'affirmation que des espions travaillaient pour l'Iran au Koweit "est mensongère et infondée", selon cette source qui a rappelé que Téhéran avait catégoriquement démenti l'an dernier tout lien avec cette affaire.


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