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Un tribunal israélien prolonge la détention du Palestinien enlevé en Ukraine

Un ingénieur palestinien mystérieusement disparu en Ukraine en février et détenu en Israël a comparu jeudi pour la première fois devant un tribunal israélien, qui a prolongé sa détention jusqu'à lundi avant de l'inculper, selon son avocate.
"Je n'ai rien à voir avec Gilad Shalit", a-t-il déclaré aux journalistes avant la tenue de l'audience au tribunal de Petah Tiqva, au nord de Tel-Aviv, en référence à un soldat israélien enlevé en juin 2006 par des groupes armés palestiniens et détenu au secret dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas.
"Lors d'une audience à huis clos, le tribunal a prolongé aujourd'hui de cinq jours la détention de mon client Dirar Abou Seessi, et doit l'inculper lundi matin", a indiqué à l'AFP l'avocate de l'ingénieur, Me Semadar Ben Nathan.
"Il (le détenu) a clamé son innocence et affirmé avoir été enlevé en Ukraine. Il a aussi affirmé que les allégations publiées à son sujet étaient mensongères", a encore dit Me Ben Nathan.
"Mon client n'a pas d'informations sur Gilad Shalit. Il est probable que ce soit la raison de son arrestation, mais il s'agit d'une erreur car il n'a pas d'information à ce sujet", avait auparavant précisé l'avocate.
Le tribunal de Petah Tiqva a partiellement levé dimanche le black-out imposé sur cette affaire et confirmé que cet ingénieur était détenu "pour enquête" en Israël.
"Il n'est pas question d'un lien direct mais il sait ce qui se passe au sein du Hamas et c'est important. S'il est détenu en Israël, c'est justifié", a déclaré jeudi le ministre israélien de la Défense Ehud Barak à la radio publique.
Mercredi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait assuré qu'"Abou Seessi était un membre du Hamas, actuellement légalement détenu en Israël, conformément à toutes les règles".
"Je ne veux pas apporter de commentaire sur un lien avec Gilad Shalit ou quoi que ce soit d'autre, mais je peux dire qu'il a donné des informations utiles", avait-il ajouté.
Abou Seessi, 42 ans, a disparu dans la nuit du 18 au 19 février dans un train reliant Kharkiv (est de l'Ukraine) à Kiev où il devait rencontrer son frère, a rapporté le magazine allemand Der Spiegel.
Un contrôleur et un autre employé ont affirmé dans un premier temps que deux hommes en civil avaient fait descendre M. Abou Seessi du train vers 01H00 du matin. Ils se sont ensuite rétractés, ce qui laisserait penser qu'ils ont fait l'objet de pressions de la part de responsables ukrainiens, a précisé Der Spiegel.
L'Ukraine a nié toute implication dans cet incident, tandis que son ministère des Affaires étrangères convoquait l'ambassadeur d'Israël pour des explications.
Père de six enfants et marié à une Ukrainienne, Abou Seessi est le directeur technique de l'unique centrale électrique de la bande de Gaza.
Des négociations indirectes entre Israël et le Hamas via l'Egypte et un médiateur allemand sur l'échange du soldat Shalit, 24 ans, également titulaire de la nationalité française, contre un millier de détenus palestiniens, n'ont toujours pas abouti.
Elle ont notamment achoppé sur l'identité des Palestiniens libérés et sur le lieu où ils se réinstalleraient, Israël répugnant à relâcher en Cisjordanie des personnalités de la deuxième Intifada des années 2000 présentées comme des "terroristes".
Un ingénieur palestinien mystérieusement disparu en Ukraine en février et détenu en Israël a comparu jeudi pour la première fois devant un tribunal israélien, qui a prolongé sa détention jusqu'à lundi avant de l'inculper, selon son avocate."Je n'ai rien à voir avec Gilad Shalit", a-t-il déclaré aux journalistes avant la tenue de l'audience au tribunal de Petah Tiqva, au nord de Tel-Aviv, en référence à un soldat israélien enlevé en juin 2006 par des groupes armés palestiniens et détenu au secret dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas."Lors d'une audience à huis clos, le tribunal a prolongé aujourd'hui de cinq jours la détention de mon client Dirar Abou Seessi, et doit l'inculper lundi matin", a indiqué à l'AFP l'avocate de l'ingénieur, Me Semadar Ben Nathan."Il (le détenu) a clamé son...