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Moyen Orient et Monde - Bahreïn

Des opposants au secret, confirmation de la démission de députés

Le procureur général militaire, le colonel Youssef Foulaifel, a ordonné un black-out total sur l'interrogatoire en cours de plusieurs dirigeants de l'opposition, arrêtés lors de la répression du mouvement de protestation à la mi-février. L'interrogatoire est placé sous le régime de l'état d'urgence, décrété le 15 mars par le roi, Hamad ben Issa al-Khalifa, a indiqué l'agence officielle BNA.
Mais une coalition de sept groupes de l'opposition et des avocats ont écrit au parquet pour contester que l'enquête sur les dirigeants arrêtés soit confiée au procureur militaire, faisant valoir que le roi avait promulgué « une loi sur l'état d'urgence, et non la loi martiale ».
Le 18 mars, les États-Unis avaient fait part de leur « profonde inquiétude » au sujet des arrestations d'opposants bahreïnis. Le département d'État avait appelé « le gouvernement à veiller à la sécurité de tous les détenus et à respecter ses engagements en matière de transparence judiciaire ».
Parallèlement, le Parlement a accepté la démission de 11 des 18 députés de l'opposition chiite, présentée en février pour dénoncer la violence contre les manifestants réclamant des réformes. Ils perdent ainsi leur immunité et pourraient être exposés à des poursuites judiciaires.
Les forces de sécurité avaient délogé le 16 mars les protestataires, en majorité des chiites, de la place de la Perle à Manama, épicentre de la contestation, où ils avaient campé pendant un mois. Selon le ministre de l'Intérieur, cheikh Rached ben Abdallah al-Khalifa, les violences lors du mouvement de contestation ont fait 24 morts - quatre policiers, sept civils « innocents » et 13 protestataires. Il a accusé les manifestants de s'être inspirés des tactiques du Hezbollah.
À Téhéran, le ministre de la Défense Ahmad Vahidi a de nouveau critiqué l'envoi de renforts saoudiens et émiratis à Bahreïn. « Ce genre d'action renforce les tensions et met en danger la stabilité dans la région », selon lui.
(Source : AFP)
Le procureur général militaire, le colonel Youssef Foulaifel, a ordonné un black-out total sur l'interrogatoire en cours de plusieurs dirigeants de l'opposition, arrêtés lors de la répression du mouvement de protestation à la mi-février. L'interrogatoire est placé sous le régime de l'état d'urgence, décrété le 15 mars par le roi, Hamad ben Issa al-Khalifa, a indiqué l'agence officielle BNA.Mais une coalition de sept groupes de l'opposition et des avocats ont écrit au parquet pour contester que l'enquête sur les dirigeants arrêtés soit confiée au procureur militaire, faisant valoir que le roi avait promulgué « une loi sur l'état d'urgence, et non la loi martiale ».Le 18 mars, les États-Unis avaient fait part de leur « profonde inquiétude » au sujet des arrestations d'opposants bahreïnis. Le département...
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