"Nous voulons qu'il s'en aille, qu'il quitte le pouvoir", a déclaré M. Hague à la radio BBC 4. Mais "nous ne contrôlons pas l'endroit où il pourrait aller", a-t-il ajouté.
"Bien entendu, je crois qu'il devrait faire face à la Cour pénale internationale (CPI, dont le siège est à La Haye) mais là où il va, s'il s'en va, dépend de lui", a répondu le chef de la diplomatie.
M. Hague était pressé de questions sur les spéculations de presse selon lesquelles la coalition internationale intervenant en Libye autoriserait le colonel Kadhafi à trouver refuge à l'étranger afin de hâter son départ et une résolution du conflit.
Cette solution politique serait présentée lors d'une importante réunion, tenue ce mardi à Londres avec une quarantaine de pays, destinée à esquisser l'après-Kadhafi.
La rencontre au niveau ministériel "va lancer le processus politique", a expliqué M. Hague, insistant cependant sur le fait que la communauté internationale n'était "pas engagée dans le changement de régime". "Il revient au peuple de Libye de déterminer son avenir", a-t-il dit.
M. Hague a également souhaité que la réunion de Londres puisse aboutir à l'accélération de l'acheminement d'une aide humanitaire en Libye, où les combats continuent à opposer rebelles et forces loyalistes.
Les Etats-Unis et plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni et la France - les trois pays qui mènent principalement l'intervention militaire en Libye - doivent être représentés à Londres par leur chef de la diplomatie.
Peu avant la réunion, Mouammar Kadhafi a exhorté le "groupe de contact" à mettre fin à l'"offensive barbare" contre son pays, la comparant aux campagnes militaires de Hitler en Europe.


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