Berlusconi devant un tribunal pour la première fois depuis huit ans
OLJ /
le 29 mars 2011 à 00h09
Silvio Berlusconi à la sortie du Palais de justice. Alessandro Garofalo/Reuters
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, décrié pour l'adoption de lois lui permettant d'échapper à ses ennuis judiciaires, s'est présenté pour la première fois depuis huit ans devant un tribunal, hier à Milan (Nord), pour une audience sans grand enjeu. Après cette audience dite « préliminaire » qui sera suivie d'une autre lundi prochain, il a quitté en voiture le Palais de justice avec son escorte. Mais il s'en est extrait en apercevant une centaine de partisans qui le saluaient aux cris de « Silvio, Silvio » et « Hip hip hourra ». « Tout s'est bien passé, je me prépare pour le 4 avril, j'irai à la prochaine audience », leur a-t-il lancé, perché sur le marchepied de sa voiture. En revanche, à propos du procès Rubygate où il affronte des accusations graves de sollicitation de prostituée mineure et abus de pouvoir qui doit débuter le 6 avril, il a seulement lâché une phrase : « C'est un autre procès. » L'audience d'hier était la première d'une série organisée pour décider si M. Berlusconi doit être jugé pour fraude fiscale et abus de confiance concernant la surfacturation présumée de droits télévisés achetés par Mediatrade-RTI, une société de son empire, à des majors américaines. Selon des participants, M. Berlusconi n'a fait aucune déclaration devant le juge des audiences préliminaires, mais a serré la main des deux procureurs, dont Fabio De Pasquale, qu'il avait publiquement étrillé. Ses sympathisants s'étaient regroupés devant le tribunal derrière des banderoles clamant : « La politique dans les urnes, pas dans les tribunaux » ou « Silvio, tu dois résister, résister, résister ». Des militants d'opposition, issus surtout du parti Italie des valeurs (IDV) dirigé par la bête noire de M. Berlusconi, l'ex-juge anticorruption Antonio Di Pietro, leur faisaient face. (Source : AFP)
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, décrié pour l'adoption de lois lui permettant d'échapper à ses ennuis judiciaires, s'est présenté pour la première fois depuis huit ans devant un tribunal, hier à Milan (Nord), pour une audience sans grand enjeu. Après cette audience dite « préliminaire » qui sera suivie d'une autre lundi prochain, il a quitté en voiture le Palais de justice avec son escorte. Mais il s'en est extrait en apercevant une centaine de partisans qui le saluaient aux cris de « Silvio, Silvio » et « Hip hip hourra ». « Tout s'est bien passé, je me prépare pour le 4 avril, j'irai à la prochaine audience », leur a-t-il lancé, perché sur le marchepied de sa voiture. En revanche, à propos du procès Rubygate où il affronte des accusations graves de sollicitation de prostituée...
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