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Liban - Gouvernement

La dernière ligne droite ?

On assure dans certains milieux informés que le processus de formation du gouvernement est entré dans sa dernière ligne droite et que le cabinet tant attendu verra le jour avant la fin du mois.
Ces milieux se fondent bien évidemment sur les résultats des derniers contacts entrepris par des responsables politiques libanais, en particulier auprès de Damas. Car en dépit de la situation dramatique sévissant chez elle, la direction syrienne ne semble pas prête à oublier de garder un œil sur la cuisine gouvernementale libanaise, un domaine qui, on le sait, lui tient beaucoup à cœur.
Ces informations sont d'ailleurs étayées par d'autres sources qui croient avoir décelé ces dernières heures une sorte de « feu vert » en provenance de la capitale syrienne, notamment après le retour à Beyrouth du chef du PSP, Walid Joumblatt, et de son collaborateur Ghazi Aridi, reçus dans la journée par le président Bachar el-Assad.
Sachant qu'au cours des dernières quarante-huit heures, M. Assad a également reçu - séparément - le chef des Marada, Sleimane Frangié, et le député Ali Hassan Khalil, bras droit du président de la Chambre, Nabih Berry, on est en mesure de dire qu'une telle accélération des contacts avec le numéro un syrien peut signifier que quelque chose s'est peut-être débloqué dans le processus en cours.
Mais il n'y a pas que l'accélération. Certaines sources notent que les visites de M. Frangié dans la capitale syrienne sont très fréquentes et qu'elles ne sont pas toujours annoncées. Le fait que la dernière en date, à la veille de celle de M. Joumblatt, ait été publiquement annoncée serait, à en croire ces sources, un signal précurseur de ce fameux « feu vert » syrien.
Toujours est-il que s'il y a effectivement un « feu vert », il ne peut l'être, dans une large mesure, qu'aux dépens de l'appétit gouvernemental affiché par le chef du CPL, le général Michel Aoun, dont les proches se faisaient écho hier pour dire que rien n'était encore joué en ce qui concerne la formation du cabinet. Pendant ce temps, les autres protagonistes du 8 Mars - anciens comme nouveaux - faisaient feu de tout bois pour souligner l'urgence d'une mise en place rapide de l'équipe ministérielle, nonobstant les exigences formulées de part et d'autre ; à l'exception notable du Hezbollah qui continue à se murer dans un silence total sur ce sujet, donnant ainsi le sentiment qu'il est contraint d'être à la fois pour les demandes du général Aoun et pour les démarches visant à accélérer le processus.
En tout état de cause, des sources citées par le site nowlebanon.com font observer que l'importance du climat « pessimiste » distillé par Rabieh ne devrait pas être exagérée et que lorsque le général Aoun sera informé du « feu vert » syrien, ce climat passera à n'en point douter au beau fixe.
D'autres milieux relèvent que l'ire du général est à mettre sur le compte du refus quasi systématique du Premier ministre désigné, Nagib Mikati, de le rencontrer une nouvelle fois pour discuter de la cuisine gouvernementale. Ce dernier continue en effet de donner l'impression qu'il fait tout pour fuir une telle épreuve, alors même qu'il multiplie les contacts avec d'autres acteurs. Ainsi, il a reçu hier MM. Joumblatt et Aridi à leur retour de Damas et il s'était peu auparavant rendu chez le président de la Chambre.
Mais ces nouvelles donnes optimistes au sujet du gouvernement demeurent tout de même sujettes à caution, parce qu'il semble qu'on n'a pas encore tranché la question cruciale de la nature même de la composition gouvernementale.
Ainsi, les mêmes milieux qui annoncent un cabinet avant la fin de mars affirment par ailleurs qu'on en est toujours à examiner deux formules, politiquement aux antipodes l'une de l'autre. Dans le premier cas, il s'agirait d'un gouvernement de trente ministres en majorité « politiques » et greffé de quelques « technocrates » et dans le second, ce serait une équipe de vingt spécialistes pas trop marqués politiquement. On disait déjà approximativement la même chose il y a déjà près de deux mois.

On assure dans certains milieux informés que le processus de formation du gouvernement est entré dans sa dernière ligne droite et que le cabinet tant attendu verra le jour avant la fin du mois.Ces milieux se fondent bien évidemment sur les résultats des derniers contacts entrepris par des responsables politiques libanais, en particulier auprès de Damas. Car en dépit de la situation dramatique sévissant chez elle, la direction syrienne ne semble pas prête à oublier de garder un œil sur la cuisine gouvernementale libanaise, un domaine qui, on le sait, lui tient beaucoup à cœur.Ces informations sont d'ailleurs étayées par d'autres sources qui croient avoir décelé ces dernières heures une sorte de « feu vert » en provenance de la capitale syrienne, notamment après le retour à Beyrouth du chef du PSP, Walid Joumblatt,...
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