"Nous nous attacherons à la légalité constitutionnelle et nous préserverons la sécurité, l'indépendance et la stabilité du Yémen par tous les moyens possibles", a déclaré M. Saleh dans une allocution diffusée par la télévision d'Etat.
Il s'est exprimé lors d'une rencontre avec des officiers de l'armée et de la police, qui lui sont restés fidèles, qu'il a appelés "à la vigilance" à la veille d'un nouvelle journée de mobilisation des jeunes protestataires et de ses partisans.
Le chef de l'Etat a en outre violemment critiqué l'opposition parlementaire, qui anime la contestation populaire, estimant que "même si nous nous engageons dans un arrangement avec eux (chefs de l'opposition), la situation sera pire que maintenant".
Il a en outre invité les officiers et militaires qui ont fait défection pour rallier l'opposition à "revenir à la raison pour avoir commis une bêtise".
Les jeunes protestataires, qui continuent depuis plus d'un mois de manifester sur la place de l'Université de Sanaa, ont décidé de faire du vendredi "une journée pour le départ d'Ali Abdallah Saleh" et de marcher sur le palais présidentiel le vendredi suivant s'il continue de s'accrocher au pouvoir.
Pour sa part, M. Saleh a appelé ses partisans à se masser vendredi sur une place proche du palais présidentiel, à plusieurs km du centre de Sanaa, loin de la place de l'Université.
Le chef de l'Etat a multiplié les concessions, allant jusqu'à promettre son retrait à la fin de l'année, mais l'opposition et la rue exigeaient toujours jeudi qu'il quitte le pouvoir immédiatement.
L'armée, dont l'homme fort le général Mohsen Ali al-Ahmar s'est rallié à la contestation, est dorénavant divisée, et un nouvel incident entre unités rivales dans le sud-est du pays a fait trois blessés jeudi.


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