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Jordanie: des manifestants veulent juger des personnalités "corrompues"

Des dizaines de militants ont manifesté mardi devant l'université jordanienne à Amman pour demander le jugement de personnalités accusées d'être des symboles de "corruption".
Les jeunes, membres du groupe "Jayine" ont arboré des bannières sur lesquelles on pouvait lire "nous voulons leur jugement" ainsi qu'une liste de noms notamment un ancien Premier ministre Ali Abou Ragheb, un ancien chef de cabinet royal Bassem Awadallah, un ancien ministre Sahel Majali, le frère de la reine Rania, Majdi Yassine et l'ancien directeur de "Mawared", une compagnie d'investissements à fonds gouvernementaux, Akram Abou Hamdane.
"Nous ne condamnons pas à l'avance ces personnes, mais nous demandons leur jugement équitable", a déclaré à l'AFP Alaa Fazaa, un des responsables de "Jayine", formé de jeunes de tous bords, notamment de gauche.
"Ces personnes sont des symboles de la corruption rampante en Jordanie", a-t-il déploré.
Le groupe Jayine envisage d'organiser à partir de jeudi une contestation ouverte à Amman, auquel se joindront des jeunes islamistes.
Fin février, 25 militants de ce mouvement avaient déjà entamé un mouvement de ce type, à l'image de la place Tahrir au Caire ou de la place de la Perle à Manama, mais la police leur ayant interdit de dresser des tentes, ils ont vite été chassés par le froid et la pluie.
Depuis près de trois mois, la Jordanie est le théâtre de manifestations pour des réformes économiques, sociales et politiques, à l'image d'autres pays de la région.
Des dizaines de militants ont manifesté mardi devant l'université jordanienne à Amman pour demander le jugement de personnalités accusées d'être des symboles de "corruption".Les jeunes, membres du groupe "Jayine" ont arboré des bannières sur lesquelles on pouvait lire "nous voulons leur jugement" ainsi qu'une liste de noms notamment un ancien Premier ministre Ali Abou Ragheb, un ancien chef de cabinet royal Bassem Awadallah, un ancien ministre Sahel Majali, le frère de la reine Rania, Majdi Yassine et l'ancien directeur de "Mawared", une compagnie d'investissements à fonds gouvernementaux, Akram Abou Hamdane."Nous ne condamnons pas à l'avance ces personnes, mais nous demandons leur jugement équitable", a déclaré à l'AFP Alaa Fazaa, un des responsables de "Jayine", formé de jeunes de tous bords, notamment de gauche."Ces...