"L'objectif de la coalition est la mise en oeuvre de la résolution, c'est de protéger la population", a dit à la radio Europe 1 le porte-parole du ministère, Laurent Teisseire.
A la question: "Si vous savez où est Kadhafi, est-ce que vous lui tirez dessus?", il a répondu: "Non, la réponse est non", la résolution de l'ONU "ni de près ni de loin n'envisage cette hypothèse-là".
Samedi, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, avait affirmé à la chaîne France 2 que le but de l'intervention internationale en Libye était d'"aider le peuple libyen à se libérer" de Mouammar Kadhafi, même si cela n'est pas explicitement prévu par la résolution 1973 du Conseil de sécurité.
Selon le porte-parole du ministère de la Défense, l'opération aérienne au-dessus de la Libye n'est pas entrée dans "une nouvelle phase au sens où on aurait changé d'objectif".
"Quand nous avons agi les premiers, il y a 48 heures, nous sommes intervenus directement en l'air au-dessus de Benghazi. A ce moment-là, progressivement d'autres moyens ont été déployés qui eux commencent à détruire les centres de commandement, la défense anti-aérienne. Tout ça, c'est la même action", a-t-il dit.
Evoquant le renforcement du dispositif de la coalition, Laurent Teisseire a déclaré : "Nous ne relâcherons pas l'effort, ce que nous avons fait était une première action, mais la sécurité des populations reste notre priorité".
Interrogé sur la durée possible de l'opération, il a souligné que l'objectif de la résolution est "de protéger les populations civiles contre toutes menaces qui peuvent se renouveler et de faire en sorte qu'il y ait une pression suffisante sur le colonel Kadhafi, à travers des limitations aux déplacements, les embargos, des gels financiers, de façon à ce que l'ensemble des parties soient motivées pour trouver une solution politique qui reste l'objectif final".


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