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Libye/ONU : Kadhafi "a perdu toute légitimité", estime Ban Ki-moon

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a estimé que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait "perdu toute légitimité" et devait abandonner le pouvoir, dans une interview au quotidien espagnol El Mundo publié samedi.
"Kadhafi a perdu toute légitimité. Il ne peut rester au pouvoir en Libye. Quoiqu'il arrive, il doit partir", a déclaré M. Ban au quotidien espagnol.
Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté jeudi soir une résolution approuvant "toutes les mesures nécessaires" pour imposer une zone d'exclusion aérienne en Libye, protéger les civils et faire pression sur le colonel Kadhafi pour qu'il accepte un cessez-le-feu.
Le gouvernement libyen a annoncé vendredi un arrêt immédiat des opérations militaires dans le pays à la suite de cette résolution.
Toutefois le chef des rebelles qui luttent pour renverser le colonel Kadhafi a démenti tout cessez-le-feu qualifiant cette annonce de tromperie.
M. Ban s'est déclaré "perplexe" quant au cessez-le-feu car "les informations font état de la poursuite des bombardements dans les environs de Benghazi".
"Nous avons besoin de surveiller et de vérifier le sérieux de cette déclaration (sur le cessez-le-feu)". C'est ce dont nous allons discuter aujourd'hui à Paris avec des dirigeants du monde entier", a-t-il déclaré dans cette interview publiée en espagnol.
Des dirigeants occidentaux et arabes sont réunis samedi en sommet à Paris pour tenter d'afficher un front uni face à Kadhafi et mettre la dernière main à la préparation des frappes aériennes contre ses troupes.
Des combats faisaient rage samedi autour du fief des insurgés à Benghazi alors que Kadhafi a averti Paris, Londres et l'Onu qu'ils regretteraient toute ingérence dans les affaires intérieures de la Libye.
Selon M. Ban, "Les dirigeants mondiaux se sont unis et ont parlé d'une même voix" dans la résolution de l'Onu.
"J'ai pressé les autorités libyennes de cesser immédiatement les hostilités, de déposer les armes et de discuter d'une transition pacifique. C'est ce que la communauté internationale attend de Kadhafi et de son gouvernement", ajoute le secrétaire général de l'Onu.
La communauté internationale ne "peut tolérer que le chef d'un gouvernement fasse usage de la force contre son peuple".
"Dorénavant lorsque les gens demanderont la liberté, les dirigeants devront les écouter avec plus d'attention", a conclu M. Ban, qui était à Madrid vendredi pour s'entretenir avec le chef du gouvernement, Jose Luis Rodriguez Zapatero.
Au cours d'une conférence de presse commune vendredi avec M. Zapatero, il avait averti que toute personne responsable d'attaques contre des civils innocents serait "traduite en justice".
Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a estimé que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait "perdu toute légitimité" et devait abandonner le pouvoir, dans une interview au quotidien espagnol El Mundo publié samedi."Kadhafi a perdu toute légitimité. Il ne peut rester au pouvoir en Libye. Quoiqu'il arrive, il doit partir", a déclaré M. Ban au quotidien espagnol.Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté jeudi soir une résolution approuvant "toutes les mesures nécessaires" pour imposer une zone d'exclusion aérienne en Libye, protéger les civils et faire pression sur le colonel Kadhafi pour qu'il accepte un cessez-le-feu.Le gouvernement libyen a annoncé vendredi un arrêt immédiat des opérations militaires dans le pays à la suite de cette résolution.Toutefois le chef des rebelles qui luttent pour renverser le...