Les médias officiels accordent une large place à la situation à Bahreïn, qu'ils rapportent sans faire de commentaires, mais plusieurs journaux ultra-conservateurs ou réformateurs s'indignent de cette intervention dans leurs titres ou éditoriaux.
"Face à face entre la population de Bahreïn et les forces d'occupation saoudiennes", titre en une le quotidien radical Jomhouri Eslami qui cite une lettre de 257 députés (sur 290 du parlement) affirmant que "l'intervention de l'Arabie Saoudite aura des conséquences graves pour le régime illégitime saoudien".
Le quotidien ultra-conservateur Kayhan affirme aussi en une que "l'Iran n'acceptera pas le massacre des chiites à Bahreïn", tandis qu'un autre titre ultra-conservateur, Javan, annonce: "Sanglante résistance des Bahreïnis face aux occupants saoudiens".
"L'agression des forces étrangères va (...) renforcer la détermination des Bahreïnis (...) et les actions révolutionnaires (...) en Arabie Saoudite et dans les Emirats Arabes unis", qui ont décidé d'envoyer des militaires et des policiers à Bahreïn, estime le journal.
Le quotidien réformateur Shargh dénonce pour sa part dans un éditorial "le deux poids deux mesures de l'Occident", en particulier des Etats-Unis, qui "ont approuvé implicitement l'action de l'Arabie Saoudite". Le journal met en parallèle l'attitude des pays occidentaux face à la situation en Libye et à Bahreïn.
Un millier de soldats saoudiens et quelque 500 policiers des Emirats arabes unis ont été envoyés lundi à Bahreïn pour aider les autorités à faire face aux manifestations à répétition de l'opposition, majoritairement chiite, qui réclame des réformes mettant fin à la domination de l'émirat par une dynastie sunnite.
Ces manifestations ont fait plusieurs morts et de nombreux blessés depuis un mois.
L'Iran, dont la population est majoritairement chiite tout comme celle de Bahreïn, a appelé à plusieurs reprises les autorités bahreïnies à éviter la violence et tenir compte des revendications des manifestants.


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