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Jordanie: les islamistes réaffirment leur rejet de la commission de dialogue

L'opposition islamiste jordanienne a réaffirmé mardi son rejet de la commission de dialogue instaurée lundi par le gouvernement jordanien, estimant qu'elle ne prend pas en compte le "minimum" des demandes de réforme.
"Les Frères musulmans et leur bras politique, le Front de l'action islamique (FAI), ne participeront pas au travail de la commission car sa composition et la façon dont elle a été formée ne correspondent pas au minium des réformes demandées", a fait savoir le FAI sur son site internet.
"Le roi, et non le gouvernement, devrait assurer la tutelle de cette commission, et elle devrait regrouper des gens qui croient dans les réformes et travaillent en leur faveur", écrit le FAI, principal parti d'opposition jordanien.
La commission de dialogue composée de 52 personnalités dont trois islamistes, ainsi que d'anciens ministres, des hommes politiques, des syndicalistes et des écrivains, a trois mois pour amender la loi électorale et celle des partis politiques.
Dirigée par le président du Sénat, elle a pour mission de "mener un dialogue national sur les législations liées à l'action politique", notamment de proposer "deux projets de loi consensuels sur les élections générales et les partis".
"Le gouvernement tente à nouveau d'étouffer les appels à la réforme. La volonté de réforme est absente", a réagi le FAI, s'engageant à "poursuivre tous les efforts légitimes et légaux pour parvenir à des réformes".
Les islamistes, qui ont boycotté les législatives de novembre pour protester contre la loi électorale, demandent une nouvelle loi électorale et des amendements à la Constitution pour permettre au chef de la majorité parlementaire de former le gouvernement aujourd'hui désigné par le roi.
Vendredi, les islamistes avaient déjà annoncé leur refus de participer à la commission de dialogue national, ce qui avait envenimé la crise entre opposition et gouvernement.
Depuis près de deux mois, la Jordanie est le théâtre de manifestations pour des réformes économiques, sociales et politiques, à l'image d'autres pays de la région.
L'opposition islamiste jordanienne a réaffirmé mardi son rejet de la commission de dialogue instaurée lundi par le gouvernement jordanien, estimant qu'elle ne prend pas en compte le "minimum" des demandes de réforme."Les Frères musulmans et leur bras politique, le Front de l'action islamique (FAI), ne participeront pas au travail de la commission car sa composition et la façon dont elle a été formée ne correspondent pas au minium des réformes demandées", a fait savoir le FAI sur son site internet."Le roi, et non le gouvernement, devrait assurer la tutelle de cette commission, et elle devrait regrouper des gens qui croient dans les réformes et travaillent en leur faveur", écrit le FAI, principal parti d'opposition jordanien.La commission de dialogue composée de 52 personnalités dont trois islamistes, ainsi que d'anciens...